jeudi 31 janvier 2013

L'UE veut contrôler les médias nationaux

L
’Union Européenne continue de vouloir étendre son emprise sur les Nations. En effet, un rapport de l'Union européenne  abusivement appelé « A free and pluralistic media to sustain European democracy » (Traduction : « Un media libre et pluraliste pour soutenir la démocratie européenne ») recommande que la presse soit étroitement réglementée et que la surveillance des médias nationaux soit confiée à des fonctionnaires de Bruxelles ayant le pouvoir d’imposer des amendes et de virer des journalistes. Une volonté totalitaire qui s’abrite derrière le paravent de la démocratie et qui met en péril la liberté d'expression. Un vrai retour à l'URSS !
Un comité de « haut niveau » de l’UE, comprenant l'ancien président de la Lettonie et l’ancien ministre de la justice d’Allemagne, a été mis sur pied l’année dernière par Neelie Kroes, vice-présidente de la Commission européenne, avec pour mandat de soumettre un rapport sur «la liberté des médias et le pluralisme». Le comité a conclu que le temps était venu d’introduire de nouvelles règles pour contrôler la presse.

Les recommandations du rapport ont été accueillies avec colère en Grande-Bretagne, un pays souvent critiqué par les fonctionnaires européens pour sa couverture médiatique des questions européennes. Un porte-parole du ministère de la Culture, des Médias et des Sports a déclaré : «Nous n'avons nullement l’intention de permettre à l’Europe de réglementer la presse britannique. Nous avons clairement fait savoir que nous comptons sur l’industrie de la presse pour mettre en œuvre des mesures difficiles et indépendantes d’auto-réglementation ».
Douglas Carswell, député conservateur de Clacton, a dénoncé les recommandations «extraordinaires et profondément troublantes» du rapport. «L’idée que des fonctionnaires de l’UE surveillent notre presse libre pour vérifier sa conformité aux «valeurs européennes» est tout simplement intolérable, a-t-il dit. C’est le genre de mentalité que je m’attendrais de trouver en Iran, non pas en Occident. Cette idée farfelue nous renseigne peu sur l'avenir de la réglementation de la presse. Elle indique toutefois que le projet européen est finalement incompatible avec la notion d’une société libre ».
Nigel Farage, chef de l’UKIP, a comparé le rapport à «1984 d’Orwell», ajoutant qu’il s’agit «d’une atteinte flagrante à la liberté de la presse. L'ambition des bureaucrates non élus de Bruxelles de se doter du pouvoir d’imposer des amendes et de suspendre des journalistes est absolument scandaleuse ».
Source: Leveson: EU wants power to sack journalists, par Bruno Waterfield, Telegraph, 22 janvier 2013. Extrait traduit par Poste de veille