vendredi 7 novembre 2014

BRUXELLES : Juncker dans le collimateur, par Marc NOÉ

Déjà, le 16 mars 1998, l’ensemble de la Commission de Bruxelles avait dû démissionner pour, notamment, malversations et prise illégale d’intérêt, mettant en cause directement Édith Cresson pour « faute personnelle » et le Collège pour « mismanagement ».

Dans la nuit, la Commission avait même été contrainte de démissionner dans l’urgence pour « limiter la casse sur plan politique et médiatique ». Bel exemple pour des Européistes qui ont la fâcheuse prétention de se présenter comme étant au-dessus de tout soupçon et comme des parangons de vertus !¢


En effet, depuis, les révélations sur le système d'évasion fiscale massif mis en place au Luxembourg au profit des multinationales, du temps où Jean-Claude JUNCKER était Premier Ministre, fragilisent celui-ci au moment où il prend la tête d'une Commission européenne dont il voudrait affirmer le rôle.
Jeudi, il a annulé au dernier moment sa participation à une conférence à Bruxelles. Et pour cause !... Mieux valait pour lui de ne pas affronter de questions trop embarrassantes.
M. Juncker a été pendant 18 ans, entre 1995 et 2013, Premier ministre du Luxembourg, considéré comme un des principaux paradis fiscaux dans le monde. Pendant cette période, entre 2002 et 2010, selon une enquête publiée par 40 médias internationaux, le Grand-Duché a passé des accords fiscaux avec 340 multinationales, dont Apple, Amazon, Ikea, Pepsi, Heinz, Verizon ou AIG, afin de minimiser leurs impôts. Rien que ça !...
Cette polémique, quelques jours seulement après l'entrée en fonction de M. Juncker, complique sa tâche alors même qu'il a promis de renforcer la Commission en la rendant "plus politique", mais aussi de relancer une économie européenne en panne avec un grand plan d'investissement de 300 milliards d'euros. On a déjà connu ça et vu le résultat !...
D'emblée, il a cherché à affirmer son rôle face aux États, en assurant qu'il n'accepterait "pas les critiques injustifiées". D’ailleurs, on se demande quelles critiques ce « monsieur imbus de sa personne accepterait ! ll s'en est d’ailleurs pris au Britannique David Cameron et à l'Italien Matteo Renzi. "Je ne suis pas un type qui tremble devant les Premiers ministres", a-t-il dit. Diable, Quel homme, ce Juncker : Rambo, Schwarzenegger et Bruce Willis réunis. « Trois en Un », quoi !
Jeudi, M. Juncker a été accusé par le groupe des Verts au Parlement européen de "conflit d'intérêt". Tiens-Tiens, encore !... Les services de la Commission enquêtent pour savoir si le Luxembourg a accordé, à travers la pratique du "ruling", des "subventions déguisées" au géant américain de vente sur internet Amazon et au groupe italien Fiat.
L'exécutif européen est prêt à sanctionner le Luxembourg, s'il y a lieu, a affirmé son porte-parole, Margaritis Schinas, lors d'un point de presse s'efforçant de protéger M. Juncker. "On est en terrain connu, celui de la législation sur les aides d'État", a-t-il martelé, assurant que c'était la commissaire à la Concurrence, Margrethe Vestager, et elle seule, qui était chargée du dossier. (Ndlr. Formule classique du déballonné : c’est pas moi, c’est l’autre !...)
M. Juncker est "serein" (« Cui-Cui » diraient certains volatiles), a-t-il assuré, affirmant la détermination du nouveau chef de l'exécutif européen à renforcer l'harmonisation fiscale européenne.
- "Ne pas se laisser distraire" –
Interrogée lors d'un colloque à Bruxelles, Mme Vestager a estimé qu'il n'y aurait "aucun" impact politique de cette affaire pour M. Juncker. Donc : impunité complète jugée d’avance ! Refusant de se laisser "distraire par des questions de personnes", elle a plaidé pour l'établissement de "bases communes" en Europe pour l'imposition des sociétés.
La France et l'Allemagne ont volé à son secours. Cette affaire "est le reflet du passé (Ndlr. Ben voyons !) je souhaite qu'on regarde l'avenir, on est en train de travailler à grande vitesse" sur la lutte contre l'optimisation fiscale, qui "n'est plus acceptable pour personne", a déclaré à Bruxelles le ministre français des Finances, Michel Sapin (Ndlr. Encore une déclaration !). Mais elle doit être "mondiale", a-t-il ajouté soulignant que le Luxembourg n'était pas le seul paradis fiscal.
"Juncker vient d'arriver. Si on veut l'affaiblir, c'est une bonne idée", a renchéri un responsable français à propos des révélations. "C'est une folie européenne de voir essentiellement les problèmes entre nous", a-t-il insisté, évoquant des pratiques identiques aux États-Unis.
Pour le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, ce n'est "pas du tout" dommageable à M. Juncker. "Ce n'est pas lié à un gouvernement en particulier", selon lui, "c'est dans le cadre légal, mais nous travaillons à changer la législation".
L'enquête, qui s'appuie sur 28.000 pages de documents obtenus par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), porte sur les accords fiscaux anticipés, ou "tax ruling".
Cette pratique, qui ne concerne pas que le Luxembourg, permet à une entreprise de demander à l'avance comment sa situation sera traitée par l'administration fiscale d'un pays. Cela influence la répartition du bénéfice imposable d'une multinationale entre ses filiales dans des pays différents.
Les autorités luxembourgeoises se sont retranchées derrière la légalité de leurs pratiques. Devant la presse, le Premier ministre, Xavier Bettel, a assuré que le ruling était "conforme aux lois internationales". Il est "compatible avec les standards communautaires et ceux de l'OCDE", a renchéri son ministre des Finances, Pierre Gramegna.
Toutefois, "ce qui est légal aujourd'hui n'est peut-être plus souhaitable ou considéré comme éthiquement" acceptable, a-t-il reconnu à Bruxelles. Le Luxembourg a évolué récemment en matière de pratiques fiscales en acceptant de renoncer au secret bancaire à partir de 2015.
« On » minimise…  « ON » minimise toujours pour les gros !¢



samedi 25 octobre 2014

DAESH REVEILLE LE BLANC ? par Pieter KERSTENS


D
ans la foulée du « Printemps arabe » et des « révolutions de jasmin » du Maghreb et d’Égypte, certains esprits se sont crus malins en désignant le président syrien Bachar al-Asad, comme un clone d’Hitler, comme le Satan des temps modernes ou le Mal absolu. « Un individu qui ne mérite pas de vivre » selon l’opinion de Laurent Fabius, et aux yeux de nombreux chefs d’État et de gouvernements européens « dont il faudrait se débarrasser par tous les moyens »… Ceci concernant un Chef d’État reconnu par l’ONU et reçu il y a quelques temps dans la plupart des capitales d’Europe.¢