lundi 23 mai 2016

Placé colonel dans les Forces Spéciales : encore une bavure !

ARMÉE
La connerie de l’État « français » n’a pas de limite ! Né le12 mars 1968 à Séoul et naturalisé en 1977, Jean-Vincent Placé,  secrétaire d’État à la réforme de l’État et à la simplification, s’apprête à enfiler un nouvel uniforme : celui de colonel dans l’Armée.
Et pas dans n’importe quel régiment ! En effet, l’écologiste-caméléon devenu centriste pour cause de gamelle et qui n’a pourtant jamais fait montre de grands sentiments à l’égard de notre Armée, va prochainement intégrer les très réputées Forces Spéciales  comme « réserviste citoyen », au sein du 13ème Régiment de Dragons Parachutistes (13°RDP) spécialisé dans le renseignement, révèle le journal « L’Opinion ».



Questions - À ce titre, aura-t-il aussi le droit de porter le Béret Rouge ?... et pourquoi pas la « Plaque à vélo » (l’insigne de Brevet Parachutiste) ?... ou la fourragère du Régiment (Valeur Militaire) ?... On n’en est plus à une usurpation près !...



« J’ai une grande sympathie pour l’histoire de notre pays. Ce régiment est particulier car il est l’héritier des « Dragons de l’Impératrice Eugénie », déclare benoîtement et de manière un peu simpliste ce grand féru d’Histoire de France qui n’a visiblement pas l’air d’en connaitre toutes les nuances. Car, la réalité historique est un peu plus compliquée. Mais de la part d'un secrétaire d'Etat à la simplification, il ne faut pas attendre de miracle. (Voir l’historique régimentaire en fin d’article).

INCORPORATION PRÉVUE EN JUILLET PROCHAIN

Il n’empêche que ce quidam, également condamné pour diffamation à l’encontre de Christian Vanneste en février 2012, et qui ne fait que parader aussi inutilement que pompeusement sur son strapontin de « secrétaire » en tortillant de l'arrière-train, rejoindra en juillet la réserve citoyenne, créée le 12 mai 2015. Celle-ci permet à tous les citoyens de s’engager bénévolement dans l’Armée Française pour « transmettre et faire vivre les valeurs de la République ». La « Grande Muette » deviendrait-elle donc loquace ?...



« C’est une procédure accessible à certains acteurs de la vie publique dont les parlementaires. J’avais rencontré le chef d’État-Major de l’Armée de Terre à la mi-février mais comme j’ai été nommé au gouvernement, les choses ont un peu traîné », explique l’ancien élu d’Europe Écologie-Les Verts.



Et il n’est pas le seul à profiter de ces prébendes : une autre ministre, Geneviève Fioraso (PS), a également rejoint la réserve citoyenne, au même grade de colonel. C’est pas beau le copinage !



On se demande bien quels sont les mérites et les compétences militaires de ces deux zozos pour justifier d’un tel grade que même les militaires de carrière n’obtiennent qu’après avoir fait leurs preuves. On sait par ailleurs qu’un autre saltimbanque répondant au nom de Xavier Bertrand, actuel président de la Région « Nord-Pas-de-Calais-Picardie », a bénéficié des avantages de la même procédure, aussi injuste que stupide. Et tout ça, sans aucune qualification militaire pour le grade afférent.



Combien de vrais Soldats suivraient de pareils énergumènes ?... Dans les faits, ces titres s'avèrent davantage "honorifiques" qu'autre chose car on imagine mal ces profiteurs du système assumer les vraies responsabilités de leur nouveau grade... et certainement pas en unité de combat. Tout au plus pourra-t-on leur faire cadeau d'un poste d'intendance où ils n'auront qu'à pourvoir au bon approvisionnement en "rouleaux de PQ"...

BREF HISTORIQUE RÉGIMENTAIRE

Dragon de l’Impératrice
Le régiment de « Dragons de l’Impératrice » est une unité de cavalerie lourde de la Garde Impériale  créée le 15 avril 1806 par Napoléon Ier. En service dans la cavalerie de la Garde jusqu'à sa dissolution en 1815, ce régiment porte le nom de « Dragons de l’Impératrice » en hommage à sa marraine, Joséphine de Beauharnais. Sous le 1er Empire, les Dragons forment, avec les Grenadiers à Cheval, la brigade de cavalerie lourde de la Garde Impériale.

Or, à cette époque, il existe aussi un 13°Dragons issu du « Barbezières-Dragons » créé en Languedoc le 4 octobre 1676 par le marquis de Barbezières, rebaptisé « Dragons de Condé » en 1724 et portant le nom de « 13°Dragons » depuis 1791. En 1815, au moment de Waterloo (« Mont-Saint-Jean » pour les Français) il fait partie de la brigade du général Burthe, dans la division du général Strolz (II° Corps de Cavalerie d’Exelmans appartenant aux éléments détachés commandés par Grouchy). Il n’est donc pas à Waterloo, contrairement aux « Dragons de l’Impératrice » (Garde Impériale). Il est dissout la même année, après l’abdication… en même temps que les « Dragons de l’impératrice ».



C’est en 1854 que Napoléon III crée un nouveau régiment qui portera, lui aussi, le nom de « Dragons de l’Impératrice » principalement en souvenir de son ancêtre du 1er Empire mais également en hommage à l’Impératrice Eugénie, épouse de l’Empereur. Cette unité ne redevient « 13°Dragons » qu’en 1870 et porte sur son drapeau les mentions de Valmy (1792), Hohenlinden (1800), Austerlitz (1805), Iéna (1806), La Moskova (1812), Ypres (1914), Verdun (1916), AFN (1952-1962).



« Pucelle » régimentaire
L’actuel 13°RDP n’a pris cette appellation qu’en 1952. Son Altesse Impériale, la Princesse Napoléon, en est la marraine depuis 1958.
Ainsi cette unité fait-elle donc référence à nos deux Impératrices : Joséphine, quelque peu oubliée, et Eugénie.

Et c’est dans un Régiment tel que celui-ci que l’on affecte, avec le grade de colonel, un « inutile » comme ce Placé !... Encore un grand chef de guerre en herbe. Décidément, la France n’en a pas terminé de tomber bien bas.