mardi 17 mai 2016

Moratoire, par Alain de CHARENTE

TRIBUNE LIBRE
Lors de chaque élection présidentielle, les candidats nous proposent la lune, font des promesses plus ou moins alléchantes, des déclarations solennelles de lendemains qui chanteront pour attirer vers eux les bulletins de vote.

Mais curieusement -et hélas !-, il est un mot de notre langue Française figurant dans le dictionnaire qui se trouve être totalement absent des discours, des propositions ou des professions de foi de ceux qui cherchent à nous séduire et nous attirer vers eux. Il s'agit du mot « Moratoire » qui pourtant aurait toute sa place aujourd'hui dans le débat politique. Et si ce mot était employé et appliqué à la lettre dans la gouvernance du Pays, de nombreux problèmes s'en trouveraient immédiatement réglés ou en passe de l'être.

Il suffirait pour le candidat élu devenu président de la République de décréter, dès son intronisation et pour la durée de son quinquennat, l'instauration d'un moratoire sur un certain nombre de sujets tels le Droit du sol, le droit d'asile, le regroupement familial, la double nationalité, la naturalisation, la régularisation, l'octroi de l'AME, la délivrance de visas, l'asile politique, la mise en chantier de mosquées, la cession du patrimoine à des puissances étrangères (liste non exhaustive).


Le mot « Moratoire » signifiant « mise en suspens », ce serait donc un coup d'arrêt immédiat, un gel de toutes ces mesures aussi inutiles que nuisibles. Cette suspension étant à vocation temporaire, elle serait effective pour la durée du mandat, mais rien ne s'opposerait à ce qu'elle soit  reconduite pour un second tour de piste si le Peuple souhaite prolonger l'expérience. Ce qui serait très vraisemblablement le cas.


Une façon pour le candidat à sa propre succession de pouvoir espérer être à nouveau plébiscité pour le quinquennat suivant, une forme d'investissement sur l'avenir en quelque sorte, un ticket gagnant pour une réélection dans un fauteuil.

Ce serait donc l'occasion inespérée de  fermer « durablement » un robinet qui coule à flot depuis bien trop longtemps : celui de l'immigration débridée, incontrôlée, devenue incontrôlable avec ses nombreux dégâts collatéraux, en permettant de faire une pause salutaire après quarante années d'opération « portes ouvertes » associée à des lois iniques, scandaleuses, suicidaires, coûteuses en terme économique mais aussi ,et surtout, à l'origine de la dégradation du climat social, sécuritaire, identitaire, culturel !

Pour ce qui me concerne, je serai particulièrement attentif aux discours et déclarations de campagne des divers candidats, en espérant entendre ce mot d'une voix de stentor de la bouche de l'un d'eux. Mais à la seule condition qu'il ne s'agisse pas d'une promesse électoraliste aguichante sans lendemain mais bien d'une démarche volontariste pour une application de ce moratoire multi volets qui devrait être mis en œuvre immédiatement, de manière intransigeante, rigoureuse et sans faiblesse.

Que cela convienne ou non à madame Merkel, à monsieur Junker et à tous ceux qui hurleront à la mort à cette annonce !