mercredi 6 avril 2016

La guerre Israélo-Palestinienne s'est importée en Europe, par Alain de CHARENTE

TRIBUNE LIBRE
Une vidéo postée ces jours-ci suscite, sur les réseaux sociaux, l'émotion et l'indignation car elle montre une femme voilée piétiner et brûler un drapeau Israélien déposé sur le sol parmi les bougies, les fleurs, les témoignages divers en hommage aux victimes des attentats de Bruxelles. Et nous pouvons voir également deux individus, eux aussi d'origine extra Européenne, arborer fièrement le drapeau Palestinien au même endroit.
Ces images prouvent simplement deux choses d'une évidence incontestable : la première étant que Juifs et Palestiniens sont destinés à se haïr et se combattre jusqu'à la fin des temps ; et deuxièmement que ce conflit qui les oppose depuis des siècles ne se limite plus aux frontières de ces deux régions du Proche Orient, mais a débordé largement pour se développer et s'étendre partout dans le monde, y compris et surtout en Europe.

Cette contagion aura d'autant plus été rendue possible que, depuis plusieurs décennies, nos gouvernants successifs, qui ne semblent pas être dotés d'une vue perçante et d'un esprit d'analyse très affûté, se sont ingéniés à vouloir à toute fin faire coexister en Occident ces deux  frères ennemis visiblement très fâchés et peu disposés à se rabibocher. En adoptant une politique migratoire qui n'aura eu pour effet que de les mettre massivement en présence et donc en confrontation frontale, directe.

Le conflit Israélo-Palestinien n'aurait dû être qu'une affaire intérieure Israélo-Palestinienne (ce qui ne veut pas dire qu'il faut s'en désintéresser), alors que, désormais, elle nous concerne de plein fouet puisque ces deux communautés irréconciliables sont en nombre sur notre continent et doivent partager le même espace.



Les pourparlers de paix initiés par tous ceux qui se sont risqués à les mener ont toujours échoué. Et on a du mal à imaginer qu'il puisse y avoir un jour une trêve, voire une cessation des hostilités et encore moins des effusions d'amour tant la haine est vivace et se transmet de génération en génération. Sauf bien sur si l'un des deux belligérants devait céder ou disparaître. Ce qui ne paraît pas être à l'ordre du jour.



Il faut donc sans doute hélas convenir que la situation ne pourra que s'envenimer et qu'on le veuille ou non, nous sommes désormais irrémédiablement impliqués puisque les affrontements se produisent maintenant aussi chez nous avec une tendance à se durcir, se radicaliser, être de plus en plus violents.



Une autre politique migratoire plus éclairée, plus responsable menée par ceux qui sont en charge de préserver les intérêts de notre pays, aurait sans doute pu limiter les risques et contenir le phénomène. Mais nous n'avons pas su ou plutôt pas voulu confier le pays à ceux qui avaient une vision lucide de la situation au Proche-Orient et qui pressentaient la tournure que prendraient les événements.



Lorsque l'on cherche à éteindre un incendie avec de l'essence, il est certain que le résultat ne sera pas celui escompté et que le remède sera pire que le mal.