mercredi 2 mars 2016

Europe : la sérénité c’est fini !

EUROPE
« Les pays européens ont cessé d'incarner la sécurité. Qui plus est, les citoyens de l'Union européenne n'entreprennent aucune action susceptible de mettre fin à la situation qui s'est créée », considère un journaliste allemand.

La société civile européenne est en train de se transformer en une sorte de « communauté fermée » incapable de tenir tête à la violence qui se propage sur le Vieux Continent, écrit le journaliste allemand Eckhard Fuhr dans une tribune pour le quotidien « Die Welt ».



« L'époque où l'on pouvait se rendre sans crainte dans n'importe quel coin de notre pays est révolue. De nos jours, la peur se propage partout », ainsi peint-il la situation qui s'est créée en Allemagne.



Selon Eckhard Fuhr, il existe deux scénarios pour le développement de l'Europe et quelle que soit la voie empruntée, des victimes ne sont pas à exclure.



« L'Europe soit se disloquera, soit se transformera en l'empire le plus puissant. Quel que soit le cas de figure, beaucoup de sang pourrait être versé », estime-t-il.



Et d'expliquer que l'Europe cède face à une vague de violence grandissante.



« La société civile européenne, la plus libre de toutes les formes de vie possibles dans le monde, se transforme en une sorte de communauté fermée suite à son incapacité de faire face d'une manière autonome à la violence qui est train de se propager », juge l'auteur de la tribune.



Eckhard Fuhr prête une attention particulière au fait que la société civile soit restée les bras croisés pendant les troubles qui ont eu lieu durant le Nouvel An à Cologne. Et ce qui l'étonne le plus c'est l'inaction des hommes qui n'ont même pas tenté de venir en aide aux femmes agressées.

Les événements qui se sont produits début janvier à Cologne ont déclenché une vague d'indignation dans le monde entier. Une série d'agressions sexuelles commises par des jeunes « d'apparence arabe ou nord-africaine » a eu lieu dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier. La police a reçu près de cinq cents plaintes de la part de victimes d'agressions.