mardi 29 mars 2016

Daesh, drapeau du Reich, par Jean-Marc DESANTI

TRIBUNE LIBRE
JM.DESANTI : « Ce qui arrive aujourd’hui est la conséquence de plusieurs décennies d’angélisme… L’Europe, c’était à la fois la miséricorde et les massacres des sarrasins… Chez nous, on nous transforme en eunuques humanistes… La guerre civile ou la soumission… La liberté est un système de courage. »


UN ANGÉLISME DE PLUSIEURS DÉCENNIES

JM.DESANTI
J'ai pour devise cette maxime qui peut sauver parfois : « Ce que tu redoutes n’arrivera pas, il arrivera pire. » Ce qui se joue aujourd'hui est un bal bien cruel où se mélangent intérêts, troubles étatiques, conséquences d'un angélisme de plusieurs décennies et pression démographique du Sud vers le Nord.



Le mot « guerre » ne me gêne pas mais il convient de le définir. D'une part « l’État profond » mène des guerres de rapines pour contrôler les ressources énergétiques et d'autre part la déstabilisation de l'Oumma provoque, en réaction, une guerre de type terroriste asymétrique (avec les moyens du bord – peu de matériel, outils désuets) mais dopée par une détermination sans faille et sans pitié à la mode islamiste (hystérisation des personnels, des comportements et des actions).



Bon, ça c'est de l'analyse à trois sous, immédiatement perceptible, comme la partie visible de l'iceberg.

L’EUROPE C'ÉTAIT À LA FOIS LA MISÉRICORDE ET LES MASSACRES DES SARRASINS.

Venons-en maintenant à la réalité moins immédiatement tangible mais dont les manifestations ostensibles se développent, insidieusement, depuis des années.



Nous payons aujourd'hui le refus de l'Europe, au moment de la décolonisation, de s'acquitter du prix de la puissance. Continuer à se battre, perdre des jeunes gens, écraser les particularismes nationaux et religieux de l'ennemi exigeaient des sacrifices que les « Blancs » pensaient inutiles. D'où le néocolonialisme.



Europe : miséricorde et massacres des sarrasins
On délègue alors la gestion économique des territoires à des dictateurs corrompus, on ne se préoccupe plus des structurations mentales et religieuses. On accepte l'invasion de travailleurs ou chômeurs étrangers pour, à la fois, écraser le syndicalisme revendicatif et annihiler la conscience identitaire. Nous ne sommes plus européens mais « United Colors of Benetton ». Les conséquences ? On nous frappe et nous chantons l'amour et la terrasse des cafés. C'est triste à dire mais en refusant d'assumer le despotisme des empires, nous sommes réduits à transiger sur les fondements de notre civilisation. L’Europe c'était à la fois la miséricorde et les massacres des sarrasins.

CHEZ NOUS, ON NOUS TRANSFORME EN EUNUQUE HUMANISTE.



Quelle est la situation objective ? Des millions de musulmans dont la grande majorité ne veulent et ne peuvent pas s'assimiler entament la prise du pouvoir. On ne choisit pas Hanouna contre l'Oumma. Le capitalisme quant à lui, ne se préoccupe pas des croyances il fait des affaires et, nous le constatons, flatte les dirigeants dépravés et pervers du Golfe, alimentant les fondamentalistes, contre des sommes considérables qui permettent de « fluidifier » la démocratie en nourrissant les caisses des partis politiques.



Pour endormir les Peuples Européens
Nous aurions tort de penser que la préoccupation des dirigeants européens est grande concernant la mort de leurs ressortissants. C'est une gêne, un petit caillou dans leurs chaussures. Pas plus. Ils ne saisissent pas cet Orient compliqué. Ce n'est pas faire une fixation que de rappeler qu'un agent israélien, chargé de la sécurité, est mortifié par la perte d'un compatriote et la vengeance est toujours immédiate et disproportionnée. C'est difficile à vivre humainement (contrairement à ce que pensent les antisionistes) mais c'est justement ressenti comme une affaire de famille. Soyons concret. Nous avons vu, après les attentats, partout, de grandes cellules de crise, généreusement filmées, avec Présidents, Premier ministre, ministres, généraux de pacotille, chef de renseignement-gendarmerie, chef de renseignement–police, chef de renseignement-ambassades, puis patron de forces spéciales, patron GIGN, patron RAID … etc. ...



En Israël, on pleure moins mais le chargé de renseignement exploite directement avec son staff les informations recueillies : Il prend, en quelques minutes, lui-même, la décision appropriée : arrestation ou neutralisation. Pourquoi ? C'est très simple : un terroriste ne peut réussir qu'en étant soutenu par des équipes qui le protègent et lui permettent de bouger sans cesse. Donc une fois localisé on frappe vite. Enlèvement, interrogatoire violent, exécution, rares remises à la Justice. Imaginons nos pauvres humanistes face à de telles « horreurs » …



De plus chaque cinéma, magasin, café, parking a son service de sécurité. On paye une taxe (genre un euro) pour absorber le coût du service. Bref, on fait la guerre. Évidemment que la guerre menée par Sion qui nous a longtemps précédé dans le malheur n'est pas Juste « en soi ». Et alors ? Tout le problème est là. Connait-on des guerres justes ? Oui ... Mais c'est le vainqueur qui décide. Chez nous, on nous transforme en eunuque humaniste. Rien à voir avec l’existence. Aucun rapport au réel.

Lorsque Jelko Rajnatovitch ( Arkan ) massacrait avec ses « tigres » des centaines de musulmans djihadistes, en Bosnie et au Kosovo, il devenait un criminel de guerre et les polices européennes le pourchassaient. Résultat : fin de l'ex-Yougoslavie et irruption de l'état mafieux islamiste du Kosovo. Il est à craindre que de nombreux innocents, partout, y compris en Grande-Bretagne et en Allemagne (c’est une question d’agenda) ne fassent encore les frais de la lâcheté et de la corruption de nos gouvernants (nous attendons déjà Ali Juppé et son alliance déclarée avec les socialistes).

LA SEULE QUESTION À SE POSER DEVIENT : LA GUERRE CIVILE OU LA SOUMISSION ?



Je me rappelle du témoignage de Daniel Rude mon très cher ami, commandant de l'État-Major des CRS de Bourgogne et intégrant le stage de Commissaire … Les formateurs leur dirent le premier jour: « Messieurs vous croyiez être des digues ? Dites-vous bien que vous n'êtes que du papier buvard. C'est fini. » Ce qui nous ramène à la saillie profonde de Céline : « La grande révolution du vingtième siècle ? C'est la soubrette bretonne qui se fait enculer par le facteur nègre ».



Guerre civile ou soumission ?
Moi, je veux bien que nous ayons le droit d'aimer la diversité, je veux bien même reconnaître les apports de toutes les cultures et je crois aux histoires d'amour entre des humains issus de différentes ethnies. C'est d'ailleurs la seule sauce aigrelette que l'on nous sort d'un menu frelaté pour excuser les « déséquilibrés en mal de chaleur humaine ».

Mais ces mêmes prédicateurs lettrés nous rappellent aussi sans cesse que le nazisme est le mal absolu et que les procès de Nuremberg avec leurs condamnations à mort d’officiers, de soldats, d'hommes politiques étaient largement justes et justifiés. Alors ?

C'est à nous encore une fois de redire que nos ennemis d'aujourd'hui sont bien des nazis, oui des nazis par leur antisémitisme, leur homophobie, leur négation des droits de la femme, leurs crimes de masse touchant tout autant des prisonniers, des enfants, des minorités ethniques, culturelles ou religieuses. Nous ne conseillerons jamais assez de lire l'ouvrage de Stefano Fabei « le faisceau, la croix gammée et le croissant » pour se rappeler que le nazisme n'est pas mort en 1945.

LA LIBERTÉ EST UN SYSTÈME DE COURAGE.

La Liberté par le Courage
L’Histoire ne connait que le temps long. Certains gauchistes, « licrastes », journalistes moralisateurs cocaïnomanes ou philosophes dandy, confondant le FN et la Gestapo, rêvent de Maquis, d'exécutions sommaires et de triomphe de jeunes gens aux brassards bleu, blanc, rouge.



Nous leur disons ceci : vous êtes déjà en retard, prenez garde de ne pas devenir des résistants de la dernière heure et de vous contenter de jouer les bravaches avec de pauvres femmes tondues. Vous nous fatiguez avec vos bonnets vissés sur vos têtes, avec vos looks, vos styles étudiés en guise d'affirmation de virilité perdue. Votre modernisme larmoyant nous donne la nausée.



Nous affirmons, nous, comme Péguy : « Le modernisme est un système de complaisance. La liberté est un système de déférence. La liberté est un système de courage. La liberté est la vertu du pauvre. »
Plus que jamais, «  LIBEROS VIVERE, AUT MORI ! »