jeudi 18 février 2016

Un cliché cher payé –par Alain de CHARENTE

TRIBUNE LIBRE
L'appareil photo doit donc être désormais considéré comme étant une arme de destruction massive particulièrement performante et meurtrière, l'objectif zoom un canon, la pellicule même numérique une munition, le trépied un affût, le photographe un soldat, l'écran de visionnage un théâtre d'opération !



Nous connaissions déjà le slogan « Le poids des mots, le choc des photos » qui a fait le succès du média papier « Paris Match », slogan qui pourrait être étendu à un troisième élément « Le prix des photos ». Car il aura suffi d'une prise de vue, celle d'un enfant Syrien mort sur une plage, photo sans doute réaliste mais mise en scène avec cynisme pour lui donner davantage d'impact médiatique, pour que du jour au lendemain les portes déjà entrebâillées de l'Europe s'ouvrent en grand pour permettre à des millions de candidats à l'exil de pénétrer sur le vieux continent. Sachant que seul un faible pourcentage concerne de véritables réfugiés fuyant les combats, le plus gros de cette marée humaine plus proche du tsunami dévastateur que de l'inoffensive vaguelette étant composé d'opportunistes, de profiteurs, voire de prédateurs attirés pour certains par les bienfaits de l'assistanat mécréant mais malgré tout bon à prendre… et pour d'autres, la possibilité de pouvoir venir gonfler les rangs des soldats du djihad déjà présents sur la terre à conquérir au nom d'Allah.

Cette photo montage a donc un coût particulièrement élevé, exorbitant, prohibitif, une note particulièrement salée (aucune allusion cependant au fait qu'il s'agit d'une image prise en bord de mer) et le prix à payer pour cette représentation certes dramatique et macabre est anormalement surestimé et de plus suicidaire.

Chaque jour des enfants trouvent la mort et c'est bien entendu d'une infinie tristesse. Mais exploiter un fait divers même malheureux à des fins de propagande est inacceptable, inqualifiable. Jouer sur le registre de l'émotion, de la sensibilité, de la faiblesse humaine pour contraindre l'opinion publique à accepter l'inacceptable, l'invasion de son continent prélude à sa soumission et/ou à sa disparition est une manœuvre malhonnête, frauduleuse  et incompréhensible.

À moins bien sûr que l'idée maîtresse soit la submersion volontaire du monde occidental pour remplacer une civilisation d'origine Chrétienne par une autre d’obédience musulmane islamiste !

L'appareil photo doit donc être désormais considéré comme étant une arme de destruction massive particulièrement performante et meurtrière, l'objectif zoom un canon, la pellicule même numérique une munition, le trépied un affût, le photographe un soldat, l'écran de visionnage un théâtre d'opération !