samedi 27 février 2016

Saint-Malo, cité corsaire

PATRIMOINE DE FRANCE
Nombre de grands hommes y ont fait l'Histoire et la renommée du pays : Surcouf, Chateaubriand, Cartier, Duguay-Trouin, Maupertuis, Lamennais, etc. Ils sont tous présents, autour de la vieille ville : ils y ont tous leur statue. Elle rappelle au visiteur qu'il foule un sol illustre.

QUELQUES ÉLÉMENTS D’HISTOIRE

Armoiries de Saint-Malo
L'origine de Saint-Malo remonte au 6ème siècle, comme beaucoup de villes ou villages de la région.
Son fondateur, Mac Law, d'origine galloise, faisant œuvre d'évangélisation, s'installa dans le pays d'Aleth. Controversé par une partie de la population, il s'exila en Saintonge où il mourut en 627. Mais la ville de Saint-Malo n'existait toujours pas à cette époque : rocher isolé à côté de la cité, il en devint petit à petit le refuge à la suite des invasions des Francs puis des Vikings. Au cours de son histoire, la cité corsaire vit son aspect se modifier considérablement.
C'est au 12ème siècle qu'elle devint Saint-Malo-en-l'Isle et qu'elle commença son développement. Cette ville reflète parfaitement l'esprit malouin : indépendant et valeureux. Cette volonté d'indépendance l'a engagée au cours des siècles dans de nombreuses batailles, y compris contre les rois de France ; pour devenir par la suite un de leurs meilleurs serviteurs.

Nombre de grands hommes y ont fait l'histoire et la renommée du pays : Cartier, Duguay-Trouin, Maupertuis, Lamennais, etc. Ils sont tous présents, autour de la vieille ville : ils y ont tous leur statue. Elle rappelle au visiteur qu'il foule un sol illustre.
Ceux dont le nom revient le plus souvent sur les lèvres représentent les deux extrêmes de l'âme malouine : Surcouf, valeureux corsaire qui a donné son surnom à la ville et Chateaubriand, le poète qui en écrivit les plus belles pages. Né selon la légende (#) sur l'île du Grand Bé, il y repose, face à la mer.

Successivement forteresse puis cité de commerce maritime et de grande pêche, la ville fut presque entièrement détruite par l'armée américaine en août 1944, afin d'en déloger une garnison allemande.
Elle a été reconstruite presque à l'identique et offre ainsi, comme par le passé pour les visiteurs venant du large, cette réelle impression d'être la « forteresse de la mer ». (Source)

ROBERT SURCOUF, CORSAIRE DE L’EMPEREUR

Robert Surcouf né à Saint-Malo, en 1773, est la figure emblématique de la cité corsaire. Aguerri très tôt aux choses de la mer et embarqué dès l'âge de 13 ans comme mousse, il deviendra capitaine-marchand dès l'âge de vingt ans !

Statue de Surcouf

Dès 1795 il se lance dans la course contre les navires de commerce anglais et écume les eaux de l'océan indien. Il y acquiert une réputation de redoutable corsaire, faisant des prises exceptionnelles. Le Triton puis le Kent tombent sous ses attaques, faisant de lourdes pertes chez les Anglais qui mettent alors sa tête à prix. Malgré le nombre de croiseurs anglais dévolus à sa capture, il parvient à rentrer à Saint-Malo en 1802, à la tête d'un trésor de guerre estimé à 2 millions.

La rupture de la paix d'Amiens le relance dans la course en 1807 et il ramènera d'autres prises accumulées, une fois de plus, dans les mers indiennes où les navires anglais sont nombreux. Il rallie Saint-Malo en 1809 et entreprend désormais d'armer pour la course dans les mers européennes. Après s'être distingué comme chef de légion lors des Cent-Jours, il devient baron d'Empire et se range ensuite des choses de la guerre. Reprenant le commerce maritime après 1815, il deviendra l'un des plus riches armateurs de Saint-Malo.
Il finira ses jours dans sa ville natale, en 1827.

La réplique du Renard que Surcouf commanda.

L'Émilie, la Clarisse, la Confiance et le Revenant furent les bateaux qu'il commanda au cours de sa carrière d'écumeur des mers. Le Renard en est toutefois le plus célèbre et une réplique en fut construite en 1991. Il croise désormais paisiblement au large de Saint-Malo en faisant la joie des visiteurs qui montent à bord. (Source)

Les remparts


Musée d'Histoire, château Saint-Malo