vendredi 19 février 2016

L’Élysée s’inquiète des progrès du FN

JUSTICE
Une perquisition a eu lieu mercredi dernier au siège du Front national (FN) dans l’enquête sur les assistants des élus du parti au Parlement européen. Alors quelles sont les raisons non avouées de cette affaire ? La première qui vient naturellement à l’esprit est la crainte du PS de ne pas figurer au second tour de la Présidentielle 2017…



Le dossier sur FN porte sur les salaires versés à 20 assistants d'élus frontistes au Parlement européen, dont les noms figuraient également dans l'organigramme du parti au démarrage de l'enquête, en mars 2015. Gaëtan Dussausaye, directeur national du Front national de la jeunesse (FNJ), s'exprime à ce sujet :

« C'est une affaire qui a été lancée à l'initiative de Martin Schulz… ce socialiste allemand qui contrairement à ce que l'on pouvait croire est quand-même très loin d'être objectif vis-à-vis du Front national, pour une simple bonne raison: c'est que lors de la campagne des européennes, il faisait des meetings avec le Parti socialiste français pour justement lutter contre le Front national. Il n'y a rien de plus à reprocher au Front national puisque ce que font les autres partis politiques est du moins ce qui permet de respecter la liberté des individus, c'est-à-dire d'avoir à la fois un travail, d'avoir une fonction, et d'être rémunéré pour cette fonction-là, et en même temps d'avoir la liberté de s'engager politiquement dans un parti politique », explique le responsable du FNJ.

Le chef du FNJ souligne les chiffres importants obtenus par le Front national aux dernières élections régionales françaises. Il estime que la popularité du parti parmi les électeurs français inquiète beaucoup les autorités actuelles du pays.

« Je pense que tout simplement l'Élysée s'inquiète de voir le Front national progresser et d'accéder aux responsabilités dans notre pays et par conséquent utilise tous les moyens possibles pour essayer d'endiguer ce mouvement-là, aussi bien en essayant de tacher l'honneur de notre mouvement par des pseudos-affaires », ajoute Gaëtan Dussausaye.