mardi 12 janvier 2016

Militaires et Policiers votent FN à 51%

 
En première ligne contre les islamistes,
Militaires et Policiers connaissent les enjeux.
L
es fonctionnaires français résistaient jusqu'à maintenant à la déferlante frontiste. Mais voilà qu'une étude du CEVIPOF, le centre de recherche de Science Po, révèle que le vote « Front national » est en forte hausse au sein de la fonction publique. Parmi les catégories de fonctionnaires les plus réceptives au discours Front national, pendant les élections de 2015, les policiers et les militaires. 51% d'entre eux ont déposé un bulletin FN dans l'urne contre 30% aux présidentielles de 2012.n


L'implantation du FN se confirme partout. Chez les agents administratifs, dans le personnel hospitalier, les espaces verts, mais aussi chez les enseignants et surtout au sein de la police et de l'armée. Un gardien de la paix sur deux a voté Front national en 2015 ; ils n'étaient qu'un sur trois à la dernière présidentielle.
Premier enseignement de l'étude du CEVIPOF conduite auprès de 23 000 fonctionnaires juste avant les élections régionales d'automne dernier, les nouveaux électeurs FN viennent majoritairement de la droite sarkoziste.
Deuxième enseignement, ce sont les fonctionnaires de rang modeste, les moins diplômés, et les plus exposés au grand public dans leur travail quotidien qui se tournent majoritairement vers le Front national.
En clair, plus on est en contact direct avec les bénéficiaires des services publics, plus la probabilité de voter FN est élevée. 50% d'entre eux affirment ressentir un décalage croissant entre les discours sur la laïcité et la réalité du terrain où, disent-ils, les demandes communautaires se multiplient. Démoralisés, les fonctionnaires sont 15% seulement à considérer que les politiques publiques sont au service de l'intérêt général.n