mardi 12 janvier 2016

Le FN poursuit sa progression

 
Une formidable progression qui se confirme à chaque élection.
P
our le Front National, l’année qui s’écoule aura été riche en émotions. Une année marquée à la fois par l’exclusion de son fondateur, Jean-Marie Le Pen, mais également par de bons résultats électoraux. En rassemblant près de 7 millions d’électeurs au second tour des régionales, le FN enregistre un résultat historique. Sans être parvenu toutefois à remporter une seule collectivité.n


Le bilan est paradoxal. D’un côté, le FN n’est pas parvenu à décrocher la moindre présidence de collectivité. C’est là un « échec relatif » pour sa présidente, Marine Le Pen, qui tablait sur des victoires dans quatre à cinq régions. Mais, malgré ce revers, la formation poursuit sa progression. Près de 7 millions de personnes se sont portées sur ses candidats au second tour des régionales. C’est là un résultat historique. Jamais le Front national n’avait rassemblé autant d’électeurs.
« Incontestablement le Front national élargit considérablement son audience et son influence dans la société française », explique Jérôme Fourquet, directeur du département Opinions de l’Ifop. « Autre point de satisfaction qui va dans le sens de la stratégie de long terme suivie par Marine Le Pen : l’implantation locale fonctionne puisqu’on s’aperçoit que ce parti, aux élections départementales, a conquis les cantons rattachés aux communes gagnés l’année dernière et qu’aux régionales, les listes frontistes ont fait des scores spectaculaires et en progression dans ces mêmes villes. »
Le FN compte désormais 420 conseillers dans les régions et les départements. Un nombre d’élus en nette augmentation qui devrait permettre à Marine Le Pen de réunir cette fois sans soucis les 500 parrainages requis pour se présenter à l'élection présidentielle.

Une exclusion sans conséquence

L’éviction de Jean-Marie Le Pen n’aura pas porté préjudice au FN. Au contraire, cela lui aura même permis de gagner des voix lors des régionales. Quoiqu’il en soit, cette exclusion restera comme l’un des moments marquants de l’année écoulée. Le 20 août, Jean-Marie Le Pen prenait la porte du parti qu’il avait cofondé en 1972. Exclu pour ses propos sur les chambres à gaz, sur le maréchal Pétain et pour s'en être pris à sa fille Marine, la présidente du parti. Une exclusion qu'il n’a toujours pas digérée.n