jeudi 14 janvier 2016

Immigration : nouveau référendum en Suisse

Au moins les Suisses peuvent-il encore donner leur avis…

L
es Suisses ont approuvé en 2010 l’expulsion des étrangers coupables d’infractions graves. Le 28 février, ils se prononceront sur leur « renvoi effectif ». Selon un sondage de l'hebdomadaire « Sonntags Zeitung » publié fin décembre, l'initiative recueillerait 55 % d'opinions favorables.n


Au motif de réclamer un renvoi effectif des étrangers criminels, l'UDC avance cette fois une liste interminable de crimes et de délits qui pourraient valoir à leurs auteurs d'être renvoyés de l'autre côté de la frontière. Le texte ne parle pas seulement de rixe et d’agression, mais aussi de lésions corporelles simples. Ainsi que de violation de domicile, de dommages à la propriété ou encore de dénonciation calomnieuse. En clair, si l'initiative populaire passe, ce sera bien une épée de Damoclès qui sera suspendue en permanence au-dessus de la tête de tous les étrangers vivant en Suisse. (Ce qui semble être la moindre des choses. Ndlr).
Alors que dans la loi votée en mars 2015, il ne peut y avoir d'expulsion sans la présence d'un procureur et d'un avocat lors d'un procès, ce renvoi deviendra automatique si l'initiative du 28 février prochain passe la barre des 50 %. Même les délits passibles de sursis permettront de chasser les étrangers. C'est d'ailleurs ce que vient de proposer Angela Merkel (Hypocritement pour sauver sa peau. Ndlr) suite au scandale des multiples agressions lors du nouvel an à Cologne.
Un scandale qui risque d'apporter de l'eau au moulin de l'UDC, notamment dans la partie alémanique du pays, très sensible à la situation en Allemagne. De son côté, l'UDC avance que 73 % de la population carcérale dans la Confédération serait d'origine étrangère. La proportion d'étrangers atteindrait 65 % dans les cambriolages et 61 % dans les délits sexuels graves.
Pour ne pas désorienter la population, forcément un peu perdue avec ces deux initiatives populaires, le gouvernement a finalement décidé d'attendre la votation du 28 février avant de fixer une entrée en vigueur de la loi sur le renvoi des étrangers criminels, issue du référendum de novembre 2010…n
Source posté par Marino