lundi 4 janvier 2016

Il ne faut pas tuer la peau du bouc avant de l’avoir hué ! par Gilbert COLLARD

Il pleut, il vente, il grêle, il neige, il chôme, il meurt, il haine…
C’est toujours la faute du FN !

Q
uoiqu’il arrive, c’est lâche et facile, c’est la faute au Front national : on est le bouc national ! Même en Corse, où le Front fait 10 % seulement, les incidents que nous avons condamnés dans leur ensemble tout en osant dire que le service des pompiers est sacré, nous sont imputés par M Talamoni et consorts ! C’est facile et c’est lâche !n


La technique de propagande est au point comme le coup de poing dans le dos : elle permet de ne rien assumer, rien corriger, rien expliquer, rien faire !
Daech, que nous combattons sans aucune protection, c’est nous ! Le saccage d’un gymnase mosquée, c’est nous ! Les attentats, c’est nous ! Nous « surfons » sur tout, au moment où le Premier ministre publie ses discours écrits par d’autres sur les attentats !
Un journaliste qui a le bourdon affirme qu’il existe « des liens indirects » entre le Front et l’état islamique, nous montrons l’aberration insultante pour 7 millions d’électeurs de cet outrage par un message : l’État socialiste, sur dénonciation empressée du ministre de l’Intérieur, nous convoque dans les 15 jours en ses geôles pour incitation sur des… mineurs … au terrorisme !
Il pleut, il vente, il grêle, il neige, il chôme, il meurt, il haine, c’est nous, toujours ; on est le bouc facile des incapables à expliquer leurs échecs, leurs reniements, l’état délabré de notre République devenue un produit de communication. Ce montage de propagande d’état permet de truquer les cartes électorales en mariant dans l’urne la carpe de gauche et le lapin de droite au nom de la guerre au bouc !
On est les émissaires qui dérangent, qui crient la vérité, qui aiment la France.
Mais attention, il ne faut pas vendre la peau du bouc avant de l’avoir hué !n