samedi 23 janvier 2016

Hollande et ses amis saoudiens

INTERNATIONAL
Hollande à Ryad : des « Rafales » contre des mosquées. Le « deal » ?...


François Hollande adressait ce jeudi 21 janvier ses vœux au corps diplomatique. L’occasion pour lui de revenir sur sa politique internationale très contestée et principalement marquée par le rapprochement de la France avec les pays du Golfe. Quitte à occulter la question des « Droits de l’Homme ». Mais « l’homme au scooter » n’est pas à ça près.
Il est vrai que Paris et les pays du Golfe se sont beaucoup rapprochés sous son mandat. En particulier avec l'Arabie saoudite, alliée économique avec la vente de Rafales et alliée militaire controversée contre le groupe « État islamique ». Une « lune de miel » parfois critiquée, jusque dans l'hémicycle.
François Hollande est notamment accusé de fermer les yeux sur les exécutions et les condamnations de défenseurs des « Droits de l'Homme ». Mais pour Thierry Mariani, député « Les Républicains » des Français de l'étranger et membre de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, « le problème concerne cependant la gauche comme la droite ».
« Soyons honnêtes, je pense qu’à droite comme à gauche, à un moment, il faudra clarifier nos rapports avec ces pays. On ne peut pas sans cesse condamner le terrorisme, sans cesse condamner ceux qui le financent, et vouloir être les premiers à faire la course aux contrats », déclare-t-il.
François Hollande avait été le premier chef d'État occidental invité, en mai dernier, à un sommet des six pays du Conseil de coopération du Golfe. « Ce n’est pas pour les retombées économiques que nous agissons comme nous le faisons dans la région », avait-il alors juré, la main sur le cœur. Nucléaire iranien, crise au Yémen, lutte contre « certains » terrorismes mais pas tous, Syrie... Les convergences de vues entre l’Élysée et les monarchies sunnites sont en effet nombreuses.