mercredi 9 décembre 2015

Régionales : un second tour très serré


D
ans le Grand Est de la France, la liste socialiste a ignoré le diktat de ses instances nationales qui lui intimaient l’ordre de se retirer sous prétexte de faire barrage au Front National pour le second tour de dimanche prochain. Ce en quoi Jean-Pierre Masseret, tête de liste, a préféré respecter les engagements pris auprès de ses électeurs lors du 1er tour plutôt que de céder à un quelconque chantage de l’état-major du PS. n


Les membres de la liste PS en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine ont donc refusé de subir le même sort que leurs homologues en Provence-Alpes-Côte d'Azur et dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie qui, eux, disparaîtront de la scène politique régionale pendant les six prochaines années.

Les pressions de toute nature du Premier ministre Manuel Valls et du premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis n'auront donc pas payé face à des militants plus soucieux de leurs idées que des combines d’état-major.

Rappelons que la liste PS est arrivée en troisième position du premier tour avec 16,11% des suffrages derrière celles des Républicains (25,83%) et du Front national (36,06%).

Sur l’ensemble du territoire, et d’après les estimations, le Front national serait en mesure de remporter de deux régions à quatre régions –voire cinq-, notamment celles où le PS s'est désisté. De son côté, la gauche pourrait, dans une hypothèse très favorable, s'imposer dans une demi-douzaine de régions, tout comme la droite tant les estimations s’avèrent serrées.

Dans tous ces pronostics, l’incertitude est donc ici la seule… certitude.n