mercredi 16 décembre 2015

Marine Le Pen relaxée : les prières de rue sont donc bien une occupation


M
arine Le Pen a été relaxée mardi par le tribunal correctionnel de Lyon qui la jugeait pour avoir comparé en 2010 les prières de rue musulmanes à une occupation. Le procureur de la République avait requis le 20 octobre dernier la relaxe de la présidente du Front National, considérant que l'infraction n'était pas caractérisée. Le magistrat avait aussi reconnu que les propos prononcés par Marine Le Pen « faisaient partie de la liberté d'expression ».n


« Les propos ne visent pas l'ensemble de la communauté musulmane », avait déclaré le représentant du parquet, rappelant qu'il n'était pas à l'origine des poursuites  mais que c’étaient quatre associations dont la LICRA qui avaient déposé plainte.

L’avocat de la défense, Me David Dassa-le-Deist, a salué « une décision au cordeau sur le plan des principes juridiques » et dénoncé « une cohorte d'associations qui entendaient manifestement se servir d'une audience pour régler des comptes politiques ».


« Cinq ans de calomnies, une relaxe... Et maintenant combien de diffamateurs présenteront des excuses ? », a pour sa part réagi Marine Le Pen sur son compte Twitter.n