vendredi 4 décembre 2015

Les Danois disent «NON» à plus d'Europe

Le premier ministre danois Lars Lokke Rasmussen

L
es Danois ont clairement rejeté par référendum, jeudi 3 décembre, une participation accrue aux politiques de justice et de police de l'Union européenne.
Ce référendum, le huitième soumis aux électeurs du royaume scandinave depuis son adhésion à l'UE en 1972, portait sur le renoncement aux dérogations dont il bénéficie depuis le traité de Maastricht dans les affaires de police et de justice de l'UE.
« C'est un non net. Je respecte totalement la décision des Danois qui ne veulent pas perdre le contrôle de leur destinée », a déclaré le Premier ministre danois Lars Lokke Rasmussen lors d'une conférence de presse au siège du gouvernement à Copenhague. Le « NON » des Danois recueille près de 54% des suffrages. Pas fous, les Danois !n


Sortie d'Europol

Emmené par une majorité de partis représentés au parlement, le camp du oui faisait valoir que le Danemark devait coopérer davantage avec ses 27 partenaires européens dans la lutte contre le crime organisé, la fraude financière transfrontalière et la menace djihadiste.
Concrètement, un non au référendum doit faire sortir le Danemark d'Europol, l'agence européenne de coopération policière et judiciaire, à partir de 2016.
Le camp du non plaidait de son côté qu'un blanc-seing des électeurs au projet du gouvernement signifiait «plus d'UE» et faisait courir le risque, à moyen terme, d'un abandon de souveraineté en matière de politique migratoire. Que du bon sens.

Fronts marqués

Cinq partis dont les libéraux du Premier ministre Lars Lokke Rasmussen et les sociaux-démocrates, la principale formation de l'opposition, s'étaient mobilisés en faveur du oui tandis que les nationaux du Parti populaire danois (DF) étaient contre.