mercredi 16 décembre 2015

L'arme fatale – par Alain de CHARENTE


D
epuis que le monde est monde, les hommes s’entre tuent allègrement pour des raisons diverses et variées et utilisent des armes de plus en plus performantes et efficaces. Le missile balistique à guidée laser a remplacé la lance munie d'un silex taillé et le cerveau humain occidental particulièrement créatif développe en permanence de nouveaux concepts destinés au secteur de l'armement extrêmement lucratif avec un marché planétaire fortement demandeur.n


Dans cette quête de nouvelles technologies sophistiquées nous venons par contre de nous faire doubler par plus malins et plus roublards que nous car une nouvelle arme vient de voir le jour, une arme terrifiante qui bien que rustique est à la fois dissuasive et de destruction massive, baptisée le « Migrant » par ses concepteurs de génie.

C'est une arme redoutable, d'une rare efficacité et qui se trouve déjà sur les théâtres d'opération, la Turquie d'Erdogan l'ayant inaugurée et manipulée il y a peu avec un indéniable succès face à la communauté Européenne prise en otage.

Il aura en effet suffit au président Turc de menacer l'Europe d'une nouvelle invasion de réfugiés issus du continent Africain et du Moyen-Orient pour obtenir immédiatement la coquette rançon demandée soit plusieurs milliards d'Euros et un engagement d'adhésion de son pays au sein de l'Union.

Quelques jours plus tard, un dirigeant d'Afrique noire a lui aussi utilisé l'arme fatale dans le cadre de la conférence COP21 en menaçant l'Europe de voir débarquer des millions de déracinés si nous ne mettons pas la main à la poche, menace prise très au sérieux et qui immanquablement va permettre au despote d'obtenir satisfaction.

Il n'est donc plus nécessaire dans la guerre actuelle d'utiliser des armes désormais dépassées, bruyantes, chères, difficiles à manier, puisque la simple menace d'invasion du Nord par le Sud via des hordes de miséreux, d'opportunistes, de djihadistes, suffit à mettre le monde occidental à genoux et l'amener à une reddition sans combattre et sans contrepartie.

L'art de la guerre évolue, la ruse prend le pas sur la force, le problème majeur étant que les nouvelles munitions désormais employées de type bipède sont nombreuses et les possesseurs de cette arme diabolique aussi et il ne fait aucun doute que cette stratégie militaire basée sur le chantage à l'invasion et l'extorsion de fonds va faire des émules qui vont se faire une joie de l'utiliser et sans grand risque puisque nous nous refusons à employer les contre-mesures protectionnistes, optant pour la solution de facilité qui consiste à céder à la menace en forme d'ultimatum.n