vendredi 11 décembre 2015

«La Droite Libre», une réserve pour le FN au second tour ?


S
i l’on en croit le sens du communiqué publié ci-après, « La Droite Libre » appelle donc à voter sans les nommer pour les candidats FN, dans les régions où ce sont eux qui sont les mieux placés pour battre la gauche au second tour. Rappelons que « La Droite Libre » constitue une tendance au sein des « Républicains ». Si c’est le cas, le « Rassemblement Bleu Marine » devrait s’en réjouir. Jugez par vous-même…n


Communiqué de La Droite Libre

Christian Vanneste, Président de La Droite Libre, laboratoire d’idées conservateur et libéral, a porté mercredi 9 décembre 2015, à l’unanimité de son bureau politique, Christian Vanneste, Président du RPF (Rassemblement pour la France), ancien député UMP du Nord, à sa présidence. Il succède à Pierre Monzani, démissionnaire.

Mouvement de défense des valeurs de Droite, La Droite Libre se réjouit du cinglant désaveu infligé à la gauche lors du premier tour des élections régionales mais déplore, selon les mots de son nouveau Président, le « résultat désastreux pour Les Républicains, qui démontre qu’à seize mois de l’échéance électorale majeure, cette formation et ses alliés ne sont pas perçus comme une force d’alternance crédible bien que les électeurs se soient prononcés à plus de 60 % contre la gauche ».

Dans ces conditions, La Droite Libre souligne le double impératif devant lequel se trouve l’opposition de droite.

Dans l’immédiat, il est hors de question de souscrire aux manœuvres d’appareil consistant à ériger le second tour des élections régionales en chambre d’appel du premier. Le prétendu « front républicain » est la négation de la démocratie puisqu’il consiste à dénier à des candidats le droit d’être élus. Dans toutes les régions, La Droite Libre appelle à faire systématiquement battre la gauche tout simplement par respect des électeurs qui l’ont placée en position ultra-minoritaire. C’est le simple jeu démocratique.

En vue des échéances de 2017, La Droite Libre appelle à une refondation radicale de la droite française autour de ses multiples composantes, sans aucune exclusive préalable. Cet échec est clairement une sanction pour Les Républicains dont la ligne politique est incompréhensible en dépit de la demande constante de leurs électeurs : « En effet, a poursuivi Christian Vanneste, le score historiquement faible de la gauche est idéologiquement amplifié par le fait que les Républicains ont engrangé leur moins mauvaises performances dans les régions où leurs listes étaient conduites par de véritables hommes de droite fermes sur leurs convictions ».

Toute la droite française doit profiter de cette passe difficile pour engager son indispensable refondation à laquelle La Droite Libre est prête à apporter une contribution déterminante.n