vendredi 18 décembre 2015

État d'urgence - par Alain de CHARENTE


L
e gouvernement a décrété l'état d'urgence dans notre pays suite aux attentats meurtriers du 13 novembre dernier, mesure exceptionnelle qui suppose un renforcement de la surveillance policière et militaire sur notre territoire, une omniprésence des forces de l'ordre à l’affût pour parer à toute menace terroriste.n


Mais cette mesure ne semble pas s'être avérée suffisante pour empêcher un commando de militants de Greenpeace  d'accéder en plein Paris, capitale de la France, à un site symbolique, celui de la place de l'Etoile où des individus ont pu en toute impunité et sans être inquiétés le moins du monde se rendre sur le toit panoramique de l'Arc de Triomphe où ils ont pu déployer une banderole en rapport avec la conférence COP21, et en prime badigeonner les rues avoisinantes de peinture jaune dont on a pu découvrir l'étendue du chantier avec les images aériennes.

Ces acrobates altermondialistes ont pu quitter leur perchoir en rappel avec un matériel de professionnels de la varappe (cordes, mousquetons, baudriers, poulies…), ce qui veut dire qu'ils ont pu investir le site avec des sacs à dos sans avoir fait l'objet d'aucun contrôle de sécurité, ce même contrôle que l'on impose à toute personne désireuse de pénétrer aux Galeries Lafayette en lui demandant de bien vouloir ouvrir son sac à main, y compris aux mamies venues faire leurs emplettes pour Noël !

Autant dire que si ces individus avaient eu des vues terroristes meurtrières et voulu utiliser cet endroit pour faire un carton munis d'un fusil à lunette ou balancer des grenades, rien ni personne ne s'y serait opposé !

Il y a donc sérieusement matière à s'inquiéter car si cet acte a été rendu possible pour des illuminés écologistes (les mêmes qui peuvent pénétrer dans une centrale nucléaire hyper-sécurisée...), qu'en est-il des actions terroristes nettement plus dangereuses qui pourraient donc être perpétrées avec la même facilité !

De toute évidence, il y a urgence à revoir en détail la notion d'état d'urgence.

À noter également que cet « incident » pas du tout anodin n'a pas fait un tapage médiatique assourdissant, mais il est vrai que la priorité de l'information aura été la satisfaction du résultat de la dernière élection qui aura consisté à faire barrage au Front National puisque, paraît-il, c'est là que se situe le plus grand danger pour notre pays.n