mardi 1 décembre 2015

Baroin et les crèches, symboles du renoncement français - par Jacques GUILLEMAIN


A
u hit-parade du renoncement  permanent, François Baroin et bon nombre des maires de France figurent en très bonne place. Ils sont même la parfaite illustration de cette classe politique sans courage, qui, de petits arrangements en démissions coupables, a capitulé pendant trente ans face aux revendications communautaristes, terreau de l’islam radical. Nous voyons aujourd’hui où nous ont menés ces responsables politiques, aussi naïfs qu’ignares, qui ont tout simplement confondu acceptation de l’autre et renoncement à nos valeurs.n


Au nom du droit à la différence, le « dialogue constructif » s’est toujours terminé par des concessions à sens unique !

C’est ainsi que la charte sur la laïcité, élaborée par l’Association des Maires de France, est une pitoyable farce, qui balaie d’un seul coup 1500 ans de notre histoire chrétienne et reste dans le droit fil de l’esprit capitulard, qui anime nos élus face aux défis de l’immigration et de l’islamisation de notre société.

Alors que le cancer islamiste ronge le pays et tue chaque année davantage, alors que la crise identitaire est majeure suite aux multiples attentats et à l’échec de l’intégration, les magistrats des 36800 communes de France n’ont rien trouvé de mieux que de déclarer que les crèches de Noël n’étaient pas compatibles avec la laïcité ! Jusqu’où ira la surenchère dans les marques d’allégeance à l’islam ?

Nos maires ont-ils oublié que la France est Fille aînée de l’Église depuis le baptême de Clovis le 25 décembre 496, premier roi barbare devenu chrétien ? Regrettable !

Et si certains maires méprisent le patrimoine religieux de leur commune, en détruisant les églises, il n’en demeure pas moins que la France reste un pays catholique avec 11 millions de fidèles pratiquants et 45000 églises paroissiales.

N’en déplaise à Monsieur Baroin, les crèches font partie de notre culture, de notre héritage spirituel et de notre Histoire. Que l’on soit pratiquant ou pas, depuis le 13ème siècle elles appartiennent aux traditions qui ont forgé notre identité et il est hors de question de négocier ce symbole de la Nativité, sous la pression de populations extérieures, qui refusent de s’intégrer et voudraient nous imposer leur propre mode de vie. Faudra-t-il un jour interdire de fêter Noël pour plaire aux musulmans ? Faudra-t-il s’excuser d’être chrétien auprès de ceux qu’on accueille ?

Ce n’est pas en supprimant les sapins de Noël de nos écoles et les crèches dans nos mairies que nous ferons des jeunes immigrés des citoyens français attachés à leur pays. Il n’y a pas pire message à leur envoyer que celui de la faiblesse. Une nation qui renonce à son passé n’a aucun avenir et ne peut que disparaître.

Arrêtons d’abimer la France en reniant nos valeurs et notre héritage culturel.

Arrêtons de traiter Napoléon de boucher et Louis XIV de despote. Arrêtons de salir les grands noms de l’histoire de France. Arrêtons l’autoflagellation et la repentance à tout propos, et ayons le courage de défendre les valeurs humanistes de la civilisation occidentale face à la barbarie. Non seulement nous n’avons nullement à rougir de notre passé, mais nous devons être fiers de notre Histoire et de notre œuvre civilisatrice.

La France a derrière elle des siècles de grandeur et n’a pas à baisser les yeux devant qui que ce soit. Elle n’a pas à s’excuser pour ce qu’elle est ou pour ce qu’elle a fait. Elle n’a pas à s’excuser pour les croisades ou la colonisation. Rappelons qu’elle est le seul pays à avoir reconnu l’esclavage comme crime contre l’humanité. Par conséquent, ceux qui se complaisent à faire le procès de la France ne font que lézarder la cohésion nationale et sèment chez les jeunes immigrés les germes de la haine de leur pays d’adoption. Leur morale est d’ailleurs à géométrie variable.

Les mêmes qui adulaient Pol Pot, Staline ou Mao, tous des démocrates bon teint comme chacun sait, n’ont pas de mots assez durs pour faire le procès des figures illustres qui ont fait la grandeur de la France. Quelle bassesse !

Les mêmes qui font aujourd’hui le procès de la colonisation, trouvaient tout à fait normal que l’URSS colonise les pays d’Europe de l’Est depuis 1945 ! C’est dire combien la sincérité de leur engagement est crédible !

Pour ma part, je préférerais entendre à nouveau un jeune immigré réciter « Nos ancêtres les Gaulois… », plutôt que de voir nos jeunes Français étudier l’empire du Ghana ou le royaume du Mali, alors qu’ils ne savent même pas si Napoléon a vécu avant ou après Louis XIV !

Par conséquent, au lieu de s’attaquer hypocritement aux crèches multiséculaires, les maires seraient mieux avisés de se comporter en républicains intègres, respectueux de la véritable laïcité. Quand on accorde gratuitement un terrain pour y construire une mosquée, quand on finance un centre culturel islamique qui n’est que le faux nez d’un lieu de culte, quand on célèbre sciemment des mariages blancs parce qu’on n’ose pas dire non par peur des représailles, quand on fête la fin du ramadan aux frais du contribuable, quand on ferme les yeux sur les dérives communautaristes dans sa commune comme les abattages rituels, ou quand on accepte que des rues soient encore bloquées par la prière du vendredi, on est vraiment mal placé pour donner un avis sur la laïcité.

Dans certains quartiers, les imams ont plus de poids que le maire. Les mariages arrangés prévalent sur le mariage civil. La polygamie est omniprésente, les répudiations sont légion et même les excisions. Toutes ces traditions moyenâgeuses sont autrement plus dangereuses que les crèches dans les mairies !

Il faut savoir que pour des milliers d’immigrés, l’écharpe tricolore n’est qu’un vulgaire bout de tissu sans aucune signification. Voilà où mène la lâcheté politique.

On a abandonné les symboles républicains en laissant brûler le drapeau français sans réagir, en laissant siffler la Marseillaise au stade de France. Au soir de l’élection de François Hollande, 200 drapeaux étrangers flottaient autour de la Bastille… et une dizaine de drapeaux français. Elle est où cette intégration réussie ?

Par conséquent, vouloir interdire les crèches dans les mairies quand on a déroulé le tapis vert aux musulmans pendant des années, le plus souvent par lâcheté, cela revient à renier notre identité, cela revient à trahir nos ancêtres qui nous ont légué un inestimable héritage culturel et, bien pire, cela revient à sacrifier l’avenir des générations futures. Ce n’est pas ce qu’on attend du premier magistrat de la commune ! La laïcité à la carte, cela n’existe pas. Seule la laïcité de 1905, qui a su s’imposer dans le respect de nos traditions culturelles multiséculaires, doit rester un principe non négociable. Il est temps de l’imposer aux minorités qui la contestent.

À l’heure où les mots patrie, nation, drapeau et Marseillaise, retrouvent tout leur sens suite aux tragiques événements qui ont ensanglanté le pays, le pitoyable message de faiblesse envoyé par l’AMF aux musulmans est une faute majeure.n