vendredi 27 novembre 2015

Un Guantanamo en France pour traiter les islamistes - par Éric Riquet

Avec le camp de Guantanamo,  combien de vies sauvées et d’attentats empêchés ?...

A
près l’horreur est venue la période de deuil. Derrière la pseudo unité gouvernementale, que va-t-il rester de ce tragique événement. Passée la période d’auto-congratulation, que va faire ce gouvernement englué dans son passé laxiste et son idéologie libertaire? Parce que maintenant il va falloir agir, donner des réponses adaptées à l’hydre planétaire qu’ils n’ont pas voulu voir venir, engoncés qu’ils étaient tous dans leur certitudes « droits de l’hommiste ».n


Mais est-il possible de traiter l’inhumain humainement ? Notre arsenal pénal sera impuissant tant qu’il n’aura pas été réformé. On ne traite pas des terroristes comme on traite des délinquants de droit commun. On a tellement critiqué les Américains avec leur camp de Guantanamo. Mais combien de vies ont-ils réussi à sauver, combien d’attentats empêchés, grâce aux méthodes, certes très dures, employées ? Mais ces barbares comprennent-ils un autre langage, eux qui tuent, égorgent, avec des méthodes d’un autre siècle toute personne qui ne suit pas leur idéologie ? Parce qu’il ne pouvait en être autrement.

En effet depuis quarante ans, nos politocards de tous bords ont laissé se développer l’islam dans notre pays. Tout doucement cette religion, dont les adeptes respectent les préceptes du coran avant le code pénal et civil, s’est imposée et non intégrée sur de grandes parties de notre pays. Il est irrationnel de penser que des gens qu’on a cantonnés dans de grands ensembles bétonnés pouvaient s’intégrer. Nos dirigeants, Giscard en premier, ont, pour faire plaisir aux patrons, laissé entrer en France une main d’oeuvre à bon marché qu’ils n’ont jamais pu faire repartir quand la crise est venue. Pire, le rapprochement familial a permis à tout ce monde totalement déstructuré de se fondre dans une civilisation inconnue de la plupart. La barrière de la langue, la pauvreté, ont été les vecteurs du communautarisme. Mais plutôt que de stopper l’invasion, Tonton Mitterrand n’a pas trouvé mieux que de faire voter le droit du sol, prioritaire au droit du sang. Il a fait des Français avec un décret de loi, en niant qu’être français c’est avant tout un état d’esprit et l’attachement à des valeurs.

C’est dans cette genèse qu’il faut chercher les premiers miasmes de cette triste destinée. En effet ces enfants de l’immigration qui ont la haine de la France et de l’Occident, qui se sont réfugiés dans cette doctrine destructrice, sont les fruits pourris de la branche cassée de notre nation. Mais il serait peut-être temps de se dire sur un plan plus géopolitique que les décisions prises depuis de nombreuses années au niveau international pour lutter contre le fanatisme ont été plus destructrices que bénéfiques.

En effet, l’invasion de l’Irak en 2003 à laissé le champ libre à la frange la plus rétrograde et barbare de l’islam, le sunnisme, le traitement des crises du Maghreb qui à amené la chute de Ben ali, de Moubarak, et de Kadhafi a laissé le champ libre aux fous de Dieu qui se sont fait un grand plaisir, la nature ayant horreur du vide, de remplacer les dictateurs en place. La France a de grandes responsabilités dans tous ces événements. En effet, outre ces erreurs, Hollande continue de soutenir les rebelles en Syrie, alors que Bachar El Assad est probablement le dernier rempart contre l’état islamique. En refusant d’appuyer Poutine dans le combat qu’il mène, nous sommes presque complices.

Nous devrons sous peu, demander de l’aide à l’Iran, pays d’obédience chiite. C’est peu dire de reconnaître que l’on va vraiment tomber bien bas ! Quant à la Turquie, elle joue double jeu et ne peut être reconnue comme un allié fiable. Alors qu’il combat des groupes extrémistes en Palestine, le Hamas et Hezbollah qui sont des stuctures politiques terroristes, le traitement d’Israël par nos médias et par l’Etat a laissé le champ libre à tous les anti-juifs qui tous les jours dans toutes les villes de France s’en prennent aux symbole du judaïsme, oubliant que Tsahal s’interpose entre eux et, indirectement, le reste du monde.

Pour conclure, je n’oublie pas non plus que derrière la peine des musulmans de France qui s’offusquent devant les islamistes, il reste des gens qui ont fêté, çà et là sur le territoire national et ailleurs, la mort de la liberté. Ces faits n’ont pas ou peu été médiatisés et c’est très bien. Mais il suffit de suivre un peu les réseaux sociaux pour s’en rendre compte. Je rappelle aussi que quand Charlie Hebdo a publié ses caricatures sur Mahomet, ces « modérés », par le biais de leurs dirigeants d’associations diverses ont déposé plainte et se sont offusqués dans les médias, niant de ce fait le droit à la caricature. Ils ont eux-mêmes démarré le feu de la haine et par ce geste attisé l’horreur commise par ces monstres. Sans parler de l’hypocrisie des imams qui ont laissé les fanatiques prêcher et se développer dans les mosquées. Ils ont tous pêché par omission et par solidarité musulmane.

Bien sûr, si ces fanatiques qui viennent de souiller de sang la liberté sont les bras armés d’une idéologie, ils ne sont que la résurgence de la naïveté de nos gouvernants. Si j’étais politicien aujourd’hui, je me sentirais un peu coupable de ce qui vient d’arriver… Parce qu’à bien y regarder, ils n’ont vraiment pas fait grand-chose pour l’éviter…

Je ressens un grand malaise de me trouver dans un pays qui, au nom des droits de l’Homme, continue de laisser se développer un cancer qui arrive malheureusement en phase terminale… Malgré tout, je n’oublierai jamais toutes ces victimes de la barbarie qui sont tombées pour la France et la liberté.n