mardi 17 novembre 2015

Hollande au Congrès de Versailles : encore un discours de bisounours – par Marc NOÉ


S
elon les médias, toujours prêts à nous présenter un discours de François Hollande comme étant –encore !- « un tournant historique dans le quinquennat », on allait voir ce qu’on allait voir… Et bien, on a vu. « Veni, vidi » mais certainement pas « Vici » ! Alors, que faut-il retenir ?...n

Par-delà le ton qui se voulait solennel mais qui, dans certains passages, n’était qu’emphatique, quelques points sont cependant à retenir :

1°) Tout d’abord, le « Président » demande une réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU de manière à y obtenir une coordination de toutes les puissances contre l’état islamique, y compris la Russie. C’est bien… et c’est d’ailleurs ce que demande notamment Marine Le Pen depuis fort longtemps.

2°) Hollande déclare ensuite qu’il va insister auprès de Bruxelles sur « la protection des frontières européennes pour éviter un retour aux frontières nationales » (sic). Quelle formule pudique pour évoquer la disparition de l’espace français protégé dont il se contrefout royalement alors qu’il en a pourtant la charge de par la Constitution.

3°) Dans la foulée, l’actuel occupant de l’Élysée poursuit en affirmant qu’il nous faut procéder à cette protection des « frontières européennes » de manière à assurer correctement l’accueil de ceux qu’il persiste à qualifier de « migrants ». Là est son seul but: une idée fixe ! Pas un mot sur la sécurité liée au sujet ou sur la concurrence économique. Elle est pas belle, la vie !


4°) Hollande annonce également un accroissement des effectifs de la Police (+ 5000 pour la sécurité et le renseignement), de l’administration pénitentiaire (+ 2500) et du Corps des Douanes (+ 1000) de manière à revenir à la situation de 2007. Une façon de tacler mine de rien mais avec raison les suppressions d’emplois sous le quinquennat de Sarkozy. Mais sans risque également puisque toute intervention contradictoire était bannie du cérémonial.

5°) Est également mentionné un vague projet de révision de la Constitution dont on ne perçoit pas l'utilité dans la mesure où la simple application des lois existantes suffirait à mettre en oeuvre la déchéance de la nationalité française et l'interdiction du territoire. Mesures déjà réclamées, là aussi, par Marine Le Pen. Selon Hollande, ce projet serait sensé adapter nos lois à la lutte anti-terroriste mais, flou artistique obligeant, aucun élément n’est venu en éclairer la teneur. Si ce n’est que certaines dispositions seraient prises pour « réprimer les incitations à la haine et au terrorisme » (sic). Formule ambiguë qui méritera d’être surveillée. En effet, les citoyens seront-ils punis pour incitation à la haine de l’ennemi ?

Un ennemi qui n’a d’ailleurs jamais été désigné. Si Hollande a utilisé 2 ou 3 fois le mot « djihadiste », il n’a en effet jamais parlé de l’islam qui est pourtant le moteur même du djihad… encore pour ne pas discriminer, vraisemblablement.

« L’islam c’est l’islamisme au repos et l’islamisme, c’est l’islam en mouvement. C’est une seule et même affaire » affirmait pourtant à cet égard le président du gouvernement provisoire kabyle, en exil à Paris, Ferhat Mehenni. Et il savait de quoi il parlait.

En contradiction avec tous les professionnels du renseignement, Hollande se sera ainsi borné à parler de « lutte anti-terroriste » en omettant soigneusement de reconnaître que, aujourd’hui, le terrorisme islamique n’est qu’une tactique de guerre sous-tendue par l’idéologie mahométane. Par comparaison, en 1939, les troupes françaises ne se sont pas battues contre la « Blitzkrieg » qui, elle aussi, était une tactique de guerre, mais contre les Allemands et le national-socialisme. Nuance.

Mais la cerise sur le gâteau apparut lorsque, en fin de discours, Hollande déclara avec emphase sur le mode réitératif du « Moi président » : « La République éradiquera le terrorisme pour continuer à brasser les cultures ». Tout ça pour ça ! Quel projet… quelle ambition pour la France ! Pour leur dire ce genre de baliverne, Hollande aurait mieux fait d'inviter ses copains au bistrot du coin. Pour entendre de la philo de comptoir, cela aurait coûté moins cher.

Au fait, et pour la petite histoire, aurez-vous remarqué que, en fin de séance, lors de la Marseillaise, Taubira ne chantait pas et Belkacem remuait à peine les lèvres. Quelle ardeur patriotique !...

Alors, pour un discours « historique », il faudra repasser : plus bisounours et cul-cul la praline, tu meurs !... Mais le pire, c’est que tout cela est délibéré et prétendument pensé, sérieux, intelligent, pragmatique... ce qui permet d'éviter de parler tout simplement de lâcheté.
Les socialistes -comme leurs prédécesseurs- faisaient déjà payer leur incompétence économique, financière et comptable par l'argent des impôts pris aux contribuables.
Maintenant c'est leur lâcheté et leur couardise qu'ils font payer par le sang des Français.
En fait, l’uniforme de capitaine de pédalo convient toujours mieux à Hollande que celui de chef de guerre… ou de chef tout court.

Ce que les socialistes appellent aujourd'hui "union nationale" n'est en fait, dans leur esprit, que l'adhésion à leur propre politique devant être reconnue comme la seule possible et légitime... et honte à celui qui viendrait briser cette "union nationale" en formulant d'autres points de vue. Il serait immédiatement voué aux gémonies. En clair, cela s'appelle du totalitarisme. Rien à voir avec la liberté dont Hollande ornemente toutes ses palabres.

Les 6 et 13 décembre prochains, les Français sauront lui apporter la réponse qui convient.n