mardi 13 janvier 2015

« Padamalgame !...» - par Marc NOÉ

M
algré son importance numérique et la bonne foi des participants de base, la manifestation de dimanche à Paris n’aura été que motif à une monumentale manipulation politique orchestrée par le PS et le gouvernement pour tenter de redorer leur blason. Plus c’est gros, mieux ça passe. Mot d’ordre réel : « Padamalgame !... »
Rappelons rapidement la chronologie de l’opération.¢

E1. Les partis de gauche lancent le comité de coordination pour la manifestation projetée. Le député PS de l'Essonne, François Lamy, se voit chargé de l'organisation. Comme par hasard…

E2. Dans la soirée, Valls joint téléphoniquement Sarkozy pour l’inviter avec l’UMP à participer à la manifestation. Celui-ci accepte d'engager son parti, « à condition que ce soit digne, recueilli et ferme ». C’est, une nouvelle fois, la concrétisation de l’UMPS…

E3. Marine Le Pen fait savoir qu'elle attend, elle aussi, que Valls l'appelle pour participer à la marche. « Monsieur Valls a appelé Sarkozy pour le convier. J'attends que mon téléphone sonne pour que le Premier ministre invite évidemment la représentante d'un parti qui a fait 25% aux dernières élections à se rendre à cette manifestation d'unité nationale », déclare-t-elle sur France 2. Peine perdue…

E4. Dès Jeudi matin, l'UMP, l'UDI et le MoDem annoncent leur participation à la marche. On aurait été surpris du contraire : il y a des élections cette année…

E5. Une première réunion générale de préparation se tient alors dans l’après-midi. Les partis représentés sont : PS, PCF, EELV, MRC, PRG, Parti de gauche, UMP, UDI, MoDem et Debout la France. Seul le Front National n'est pas convié. Bref, se côtoient ici fraternellement tous les responsables de l’immigration massive (excepté DLF de Dupont-Aignan) sur laquelle prospère l’islamisme…
À l’issue de discussions houleuses, y compris au PS, celui qui est à la manœuvre, François Lamy, déclare sur Public-Sénat : « Il n'y a pas de place pour une formation politique qui, depuis des années, divise les Français, stigmatise les concitoyens en fonction de leur origine ou de leur religion… » Propos immédiatement relayés par d’autres responsables socialistes. Ces gens-là veulent bien faire l’unité « nationale » avec tous les musulmans, mais pas avec tous les Français.

E6. Marine Le Pen dénonce son exclusion et celle du FN : « Les choses sont claires. Ils déclarent que le FN n'est pas le bienvenu à l'issue d'une réunion où ont été invités l'ensemble des partis politiques, sauf le FN. Il n'y a plus d'union nationale », rétorque-t-elle. Mais comment peut-il y avoir « unité nationale » avec un PS de mauvaise foi et bourré d’arrière-pensées ?...

E7. L'UMP et le Modem dénoncent alors, eux aussi, l'exclusion du Front national. Mais mollement et sans rien faire pour infléchir cette décision inique et unilatérale. « On » fait semblant de blâmer, mais « on » laisse faire…

E8. Cambadélis, premier secrétaire du PS, ponctue l’affaire en déclarant : « Il y a une marche républicaine appelée par les partis républicains. Tous ceux qui se sentent concernés par ce qui s'est passé viennent. » Mais bien sûr… et si Marine était venue à la manifestation, le service d’ordre se serait fait un plaisir de lui interdire l’accès au « carré » des personnalités devant des caméras complaisantes et à l'affût du moindre « dérapage » !...

Dès lors, la messe était dite : les représentants de 25 à 30% des Français étaient de fait exclus de « l’unité nationale ». Ce qui n'empêcha ni l'électorat FN de se joindre à toutes les manifestations organisées ce jour-là, ni Marine de se rendre à celle de Beaucaire. Néanmoins, les mains libres au comité de coordination, les socialistes et leurs complices (politiques et médias confondus) pouvaient désormais donner libre cours à une totale désinformation. Et ils n’allaient pas s’en priver en commençant par tenter de rendre Marine seule coupable de son absence au défilé parisien. Des menteurs sans vergogne ! Le PS ne fait que salir tout ce qu’il touche. Et pourtant, dès le départ, les Français avaient déjà manifesté spontanément et avec sincérité !...

Pour couronner le tout, les organisateurs auront reçu l’appui de soutiens notoires de l’islamisme, notamment : l’émir du Qatar qui finance le terrorisme ; Erdogan, premier ministre turc, qui soutient le Hamas et l’État islamique contre les Kurdes ; Mahmoud Abbas, chef de l'Autorité palestinienne, qui met un point d’honneur à donner des noms de rues aux auteurs d’attentats suicides ; les salafistes de l’UOIF qui sont en très bons termes avec les Frères musulmans ; SOS-Racisme, MRAP, LICRA qui, de leur côté, en profitent pour déclarer que la manifestation est un grand événement pour le « vivre ensemble »… Effectivement, les socialistes peuvent être fiers de leurs amis !

Il n’en demeure pas moins que le souci principal de tous les organisateurs se sera résumé à un seul slogan qui, croient-ils, leur tient lieu de raisonnement : « Padamalgame !... »
Se prenant alors pour des grands chefs, les tartarins socialistes ont invité la terre entière y compris les islamistes et leurs soutiens… mais sauf le FN ! Et ce sont ces gens-là qui prétendent refuser l’exclusion « d’où qu’elle vienne » !

Ainsi, par la faute des socialistes et du gouvernement, la manifestation parisienne de dimanche s’est alors muée en une gigantesque entreprise de récupération à laquelle le sérail politique a jugé égoïstement qu’il lui serait peut-être profitable de paraitre en se donnant une illusoire bonne conscience. Mais ne rêvons pas sur leurs intentions profondes : les immigrés musulmans vont continuer d’arriver par dizaines de milliers et rien ne changera… à part le discours matamore !

Et soyons-en certains : ce climat passionnel, nombriliste et pétri de louanges au gouvernement sera entretenu tout au long de l’année en vue des élections départementales de mars et des régionales de décembre. Le montage de tout ce cirque politico-médiatique n’ayant d’autre but que de tenter d’enrayer la montée du Front National. Aux Français de ne pas tomber dans le piège.

D’ailleurs, aurions-nous assisté au même déploiement de zèle si, au lieu de « Charlie Hebdo », c’étaient des journaux patriotes comme « Minute », « Rivarol », « L’Action Française 2000 » ou tout simplement les trois Policiers et les quatre Juifs qui avaient été attaqués ?... Non, bien évidemment. Mais s’agissant de journalistes de gauche ayant toujours soutenu notamment l’immigration massive, nulle peine n’était à ménager.

Pour sa part, en affichant la bannière « Je suis Charlie », ce n’est pas aux idées de « Charlie Hebdo » que « Le Gaulois » apporte son soutien, mais au principe de la liberté d’expression. Tout le monde l’aura bien compris.

Il n’empêche que, à en croire certains journalistes, cette manifestation devrait désormais figurer dans les prochains manuels d’Histoire. Rien que ça ! Avec Hollande à côté -et pourquoi pas- avant Charles Martel, Jeanne d’Arc et Napoléon peut-être ?... Leur folle prétention ne connait pas de limites.

Mais nos trois Héros nationaux n’auraient même pas voulu de ce « président par défaut » comme palefrenier !¢