mardi 10 septembre 2013

Syrie : ce sont bien les djihadistes qui auraient utilisé les gaz !



Pierre Piccinin da Prata à sa descente d'avion
Une bombe médiatique (voir la vidéo)
S
elon les témoignages de Pierre Piccinin da Prata, enseignant belge, et de Domenico Quirico, journaliste italien au quotidien La Stampa, ce sont bien les djihadistes qui auraient utilisé les gaz au mois d’août près de Damas. Les deux hommes avaient eux-mêmes été enlevés en avril dernier, en Syrie, par les rebelles djihadistes.
L'enseignant belge Pierre Piccinin da Prata est arrivé à Bruxelles ce lundi matin à 05h40, en provenance de Rome, indique le Centre de crise du gouvernement belge. Il a été libéré dimanche soir avec l'Italien Domenico Quirico, journaliste au quotidien La Stampa.
Enseignant de l'athénée (lycée) de Philippeville, historien et politologue de formation, Pierre Piccinin a effectué de nombreux voyages en Syrie depuis le début du soulèvement populaire en 2011. Passant ses congés scolaires à voyager dans les zones de guerre, il est l'auteur du livre "Avec les combattants en Syrie", paru en mai dernier.¢

Parti en Syrie pour y suivre sur le terrain les combattants, Pierre Piccinin devait en principe rentrer en Belgique à la mi-avril, mais n'avait alors plus donné signe de vie pendant plusieurs semaines, jusqu'à ce qu'il parvienne à avoir une brève conversation téléphonique avec ses parents, résidant à Gembloux, en juin dernier.

Le 12 août dernier, on apprenait que les services italiens étaient en contact avec les ravisseurs de Domenico Quirico, le journaliste de La Stampa qui accompagnait Pierre Piccinin. La presse italienne annonçait alors que les services italiens avaient bon espoir de conclure un accord avec les ravisseurs, la ministre italienne des Affaires étrangères évoquant pour sa part son « optimisme prudent ».

À son arrivée en Belgique, l'enseignant belge a indiqué à plusieurs médias que les deux otages avaient surpris une conversation prouvant que le gouvernement syrien n'était pas à l'origine de l'attaque chimique du 21 août près de Damas.

Le journaliste italien raconte : « Un jour, depuis la pièce dans laquelle nous étions retenus prisonniers, à travers une porte entrouverte, nous avons entendu une conversation en anglais via Skype entre trois hommes. Lors de cette conversation, les hommes disaient que l'opération au gaz dans les deux quartiers de Damas avait été commise par les rebelles comme provocation, pour pousser l'Occident à agir. »

Interrogé sur les ondes de Bel RTL et par le journal Le Soir à son retour au pays, après cinq mois de détention, l'enseignant de 40 ans a également évoqué les grandes lignes de son calvaire et « les tortures subies ».

« Les cinq derniers jours ont été terribles. Nous étions enfermés dans une cave sordide aux murs couverts de cafards. Alors que les bombes tombaient à proximité, nous avons failli être ensevelis. Nous avons ensuite été régulièrement déplacés et détenus par différents groupes, très violents, très anti-Occidentaux et des islamistes anti-chrétiens. Cela a été une odyssée terrifiante », résume M. Piccinin qui témoigne également des « violences physiques très dures, des humiliations, des brimades et de fausses exécutions ».¢
Source avec DH.be