mardi 3 septembre 2013

La Hollandie, par Jean-Luc TARI


L
a Hollandie est un pays qui cultive une exception culturelle. On trouve en Hollandie un président qui n’aime pas les riches et qui fustige les financiers. Pourtant l’État est en déficit permanent et il serait en faillite sans les prêts accordés à des taux avantageux.
Les discours méprisants ne peuvent qu’inciter les financiers à augmenter les taux d’intérêt pour consentir des prêts à l’État. Mais le président s’en moque car son idéologie archaïque le pousse à stigmatiser les capitalistes.
La Hollandie a institué un taux d’imposition de 75% pour les contribuables trop riches. Cette mesure confiscatoire a pour conséquence d’accroître l’exil fiscal des citoyens les plus fortunés. Ils investiront et ils dépenseront leur argent à l’étranger.
D’ailleurs tous les prétextes sont bons pour taxer davantage les citoyens : la lutte contre le tabagisme, contre les accidents de la route, contre l’alcoolisme, contre le déficit budgétaire, contre le réchauffement climatique… Mais la clique de politiciens au pouvoir se complait dans l’autosatisfaction car leur idéologie finissante les incite au matraquage fiscal.¢


On peut voir au gouvernement un ministre du redressement productif qui se permet d’insulter des dirigeants d’entreprises. Tel un Don Quichotte des temps modernes, il combat des moulins à vent car il les prend pour de méchants géants. À défaut de redresser la production industrielle, son activisme brouillon décourage les industriels étrangers d’investir en Hollandie. Mais il est content de lui car son idéologie attardée lui enseigne de stigmatiser les grands patrons.

Cette idéologie a provoqué la misère et l’oppression partout où elle a sévi. Elle a été rejetée par les autres peuples. La bête immonde s’est alors réfugiée en Hollandie. Elle s’est toutefois travestie en baba cool. Elle dégouline désormais de bons sentiments et elle professe qu’il faut accorder des droits aux minorités injustement maltraitées. Les homosexuels doivent pouvoir se marier et adopter des enfants. Les immigrés doivent pouvoir voter. Les prisonniers doivent pouvoir bénéficier de remises de peines généreuses. Les délinquants condamnés par la justice doivent pouvoir éviter la prison si leur peine est inférieure à 5 ans. Les caïds des banlieues et les migrants doivent pouvoir faire des razzias en toute impunité. Les femmes sont également une « minorité » bien qu’elles représentent la majorité du corps électoral : elles doivent bénéficier de quotas au gouvernement et dans les conseils d’administration.

Cette posture a pour but de masquer l’impuissance des élites socialo-hippies à résoudre les problèmes économiques et sociaux. Néanmoins l’incompétence de la clique au pouvoir s’étale au grand jour et leurs bouffonneries amusent la galerie. Ainsi le ministre de l’Éducation nationale propose un débat sur la dépénalisation du cannabis. Un prisonnier se fait la belle pendant la visite du ministre de la Justice venu assister à un match entre détenus. Des documents confidentiels émanant du ministère de l’Intérieur sont divulgués. Le ministre des Finances s’engage à limiter le déficit budgétaire à 3% du PIB, puis il reconnait qu’il n’y arrivera pas. Le ministre de l’écologie déclare un jour que les arbitrages budgétaires du gouvernement ne sont pas satisfaisants et il est viré le lendemain.

Ce spectacle surréaliste est le lot quotidien en Hollandie mais les dirigeants sont confiants en l’avenir. En effet, la réduction des inégalités est en bonne voie. Si cette fine équipe reste au pouvoir, tous les citoyens seront rabaissés à un même niveau de pauvreté et de dépendance à un État en faillite.

Espérons que la majorité silencieuse manifestera prochainement son rejet de cette politique insensée !¢