vendredi 27 septembre 2013

La faillite de la gauche morale, par Jean-Luc TARI

 
Aucun gouvernement de la Vème République ne s'est encore trouvé entouré d'autant de gens ayant maille à partir avec la Justice : enfants, conjoints, membre de la famille, ministres, élus à tous les niveaux... (voir Le Gaulois: "Ces élus PS trainés en Justice")
L
e quinquennat de François Hollande a permis de mettre fin à une imposture : l’autorité morale de la gauche. L’affaire Cahuzac a été le déclic qui a éveillé les consciences. Les masques sont tombés et une vague d’indignation a parcouru le pays.
Cette affaire a démontré que les leçons de morale des gauchistes ne s’appliquent jamais à eux. Leur morale n’est qu’un discours hypocrite visant à défendre leurs intérêts.
La morale politiquement correcte interdit à la droite de s’allier avec l’extrême droite mais la gauche ne se gêne pas pour s’allier avec l’extrême gauche. L’UMP ne doit pas stigmatiser les homosexuels et les immigrés mais le PS s’arroge le droit de stigmatiser les riches, les financiers et les électeurs du FN. Le premier ministre qualifie de  « minable » le départ d’un acteur à l’étranger pour des raisons fiscales. Mais comment qualifier le comportement d’un ministre du Budget qui a ouvert un compte en Suisse pour frauder le fisc ? On atteint le summum de l’indignité.¢


Le gouvernement français s’est couvert de ridicule devant le monde entier et il a rabaissé la France et les Français. Comme pour les séismes sous-marins qui font apparaître une vague à proximité des côtes, le tsunami politique ne deviendra visible qu’à la veille des élections.

Dans un réflexe pavlovien, les idéologues de gauche continuent de débiter leurs sermons comme ils en ont l’habitude depuis des décennies. Mais ils ne se rendent pas compte du grotesque de leur posture. Les parangons de vertu qu’ils croient être renvoient désormais l’image de bonimenteurs professionnels. Ces donneurs de leçons sont perçus comme des bouffons prétentieux. Les inquisiteurs condescendants sont descendus de leur piédestal mais ils poursuivent leur logorrhée. Heureusement que le ridicule ne tue pas !

Le premier secrétaire du PS a cru bon d’évoquer « l’esprit munichois » pour stigmatiser ceux qui s’opposent à une intervention en Syrie. On peut objecter que c’est le gouvernement du Front populaire qui a signé les accords de Munich.

En 1936, la gauche a remporté les élections législatives et le socialiste Léon Blum a été nommé président du Conseil. Il a été remplacé en 1938 par son allié : le radical-socialiste Edouard Daladier. C’est lui qui a signé les accords de Munich qui ont permis l’annexion de la Tchécoslovaquie par Hitler. Ensuite la France a connu la défaite en 1940.

Tel est le bilan du Front populaire. Le gouvernement socialiste de l’époque a été complétement nul. On peut d’ailleurs remarquer que les temps changent mais que la nullité reste.¢