mardi 2 juillet 2013

Intempéries, par Alain de Charente

N
ombreuses ont été les images des intempéries spectaculaires et dramatiques qui ont ravagé le Sud-Ouest ces derniers jours et les médias avides de sensationnel n'ont pas lésiné sur les reportages consacrés à cet épisode tragique qui a coûté la vie à des habitants des lieux et occasionné des dégâts considérables, tant en perte de biens personnels, que sur le plan économique, et au niveau des infrastructures (ponts, routes, bâtiments divers, réseau électrique, ferroviaire......etc.).
Par contre, malgré l'abondance des informations médiatiques, il faut noter une absence particulièrement remarquée......., celle de notre Armée qui, à part deux véhicules bâchés entre-aperçus rapidement, n'a pas semble-t-il été très présente sur ce théâtre d'opération intérieur qui pourtant, au vu des images ressemble étrangement à un champ de bataille, un champ de ruines où le belligérant sorti vainqueur aura été les éléments naturels.¢


Alors, bien sûr, la résistance s'organise avec la Sécurité Civile, la Croix Rouge qu'il faut saluer au passage, mais aussi grâce à la solidarité entre habitants du secteur et ceux venus spontanément et bénévolement d'autres régions pour aider à faire face à ce cataclysme dévastateur, mais sans doute que les victimes qui nous l'avons entendu, se sont senties abandonnées, auraient apprécié de voir débarquer des cohortes entières d'hommes déterminés, armés de pelles et de balais, voir dans le ciel des norias d'hélicoptères gros porteurs pour désenclaver les habitants des villages pris au piège par la montée des eaux, entendre le doux ronronnement incessant des monstrueux tractopelles kakis qui, en nombre, auraient eu pour tâche de déblayer les gravats, de voir les unités du Génie déployer les ponts provisoires au travers des cours d'eau pour permettre la circulation et l'évacuation des sinistrés, voir s'implanter des Q.G de toile abritant les stratèges galonnés réunis en staff autour des plans pour coordonner les actions sur le terrain (un peu comme dans les films de guerre)... mais nous ne verrons pas hélas ces images tout simplement parce qu'elles n'existent pas.

Nous connaissons un événement cataclysmique sans précédent et où sont nos moyens humains et matériel qui pourraient aider à y faire face... ils sont ailleurs, déployés et englués dans des contrées exotiques pour faire étalage de la grandeur de la France, occupés à déblayer les décombres à Kaboul, à Tombouctou, à Gao, pendant que des montagnes de détritus charriés par les rivières en furie s'accumulent chez nous.

Au lieu d'envoyer sur place une ministre de l'écologie dont le credo est la régularisation des sans-papiers et l'accueil des clandestins dans les hôtels, et un ministre de l'intérieur incapable de lutter contre la racaille de quatorze ans dans les quartiers mais qui  se déplace pour serrer des mains et crisper les mâchoires en assurant que la nation est mobilisée, peut-être faudrait-il montrer à l'ensemble des citoyens que notre pays a les moyens et surtout la volonté de réagir chez nous aux coups du sort avec énergie et ampleur avant de vouloir reconstruire le monde d'à côté, pour le bénéfice de ceux qui demain nous lanceront des cailloux en nous traitant de colonialistes, d'infidèles, d'esclavagistes.

Les événements climatiques des dernières heures devraient être une Cause Nationale et une priorité pour le gouvernement qui devrait se montrer beaucoup plus énergique pour aider les populations sinistrées et reconstruire ce qui a été détruit, et un peu moins coopératif avec le Qatar pour brader notre patrimoine sous couvert et alibi bidon de réaliser de juteuses transactions économiques.

Être présent ailleurs.....pourquoi pas, mais à la seule condition de ne pas être absent chez nous !¢