mercredi 5 juin 2013

Une nouvelle affaire d’État, par Manuel Gomez

J
e me trouve devant l’obligation d’intervenir par un communiqué officiel avant qu’une simple anecdote ne devienne une affaire d’état à la « Une » de Médiapart !
À l’occasion de la manifestation organisée aux arènes de Cimiez « Au soleil des deux rives », J’étais invité par M. Gérald Léger, responsable du CDHA (Centre de documentation historique de l’Algérie) afin de  dédicacer mes deux derniers livres « 50 ans… c’était hier l’Algérie Française » et« J’accuse De Gaulle ». Au stand réservé aux écrivains, je reçois la visite de Gérald Léger accompagné de M. Benveniste, chargé de mission auprès de M. le député-maire de Nice, Christian Estrosi.¢

Ce monsieur me demande de bien vouloir retirer momentanément mon « réquisitoire » contre De Gaulle avant le passage de Monsieur Estrosi.

Comme je refuse, Gérald Léger me sollicite aimablement de le faire afin de lui éviter des désagréments avec la municipalité.

Dès lors je prends, SEUL, la décision de me  retirer avec  mes deux livres  afin de les exposer librement sur le stand du Cercle Algérianiste, où Michèle Soler, la présidente, m’accueille chaleureusement.

Mes livres resteront exposés toute la journée et connaitront un franc succès.

Est-ce pour cette raison que Monsieur le député-maire de Nice a négligé de visiter le stand du Cercle Algérianiste ? Il faudra le lui demander directement.

Au cours de l’après-midi, M. Benveniste est venu me trouver afin de me présenter ses excuses pour m’avoir demandé de « dissimuler » mon livre « J’accuse De Gaulle » et me demande si j’en ai parlé au président (???).

Ne voyant pas de quel président il s’agissait, je lui ai affirmé ne pas avoir encore eu le temps d’en référer à François Hollande !!! Je ne sais pas s’il saisit l’humour de ma réponse mais me demande ensuite si  j’accepte ses excuses ?

Oui bien entendu je les accepte mais à la condition qu’il achète mon réquisitoire contre De Gaulle et lui souhaite une bonne lecture, tout en espérant qu’il l’offrira à Christian Estrosi afin que tous deux connaissent mieux le parcours de « leur héros » statufié qui sert de pissotière aux chiens et de dépotoir aux fientes des pigeons niçois.

J’affirme « les yeux dans les yeux » qu’il s’agit là de ma vérité.¢