jeudi 20 juin 2013

Tous ensemble pour dénoncer la répression idéologique

C
e soir, alors qu’un ciel sombre obscurcit la capitale, le jeune Nicolas, manifestant anti-loi Taubira, a été condamné en comparution immédiate à une peine de deux mois de prison ferme pour rébellion, le Tribunal suivant les réquisitions du Parquet. Il dormira ce soir en prison.
Si l’attitude quelque peu impertinente mais compréhensible de ce jeune homme n’a pas joué en sa faveur, cette décision ne peut s’analyser que comme une décision d’opportunité politique de la part de la “justice”.¢

Rappelons que Nicolas a été interpellé sur les Champs-Élysées après avoir manifesté devant le siège de M6. Sans avoir effectué aucune sommation d’usage, les forces de l’ordre ont chargé violemment, interpellant des jeunes gens pacifiques qui rentraient chez eux alors que, dans un même temps, des jeunes de la diversité prenaient d’assaut un commissariat à Argenteuil.

Pris de panique, Nicolas s’est réfugié dans la Pizzeria Pino, avec la bienveillance d’un serveur : les “forces de l'ordre” l'ont suivi et passé à tabac. Pour couvrir son forfait, la police politique de M. Manuel Valls l’a accusé de rébellion ainsi que de dégradation de biens privés. Rappelons que pour justifier une interpellation, encore faut-il qu’une infraction initiale ait été commise.

Or, il est constant que l’infraction initiale n’existait pas, qu'aucune sommation n’a été effectuée et la charge « d’attroupement non autorisé » sera du reste abandonnée . De sorte que l’interpellation était privée de fondement juridique. Mais du droit, la justice politique n’en a cure.

Après avoir passé trois jours dans les cachots sordides de la République, sous-alimenté et devant uriner dans sa cellule, le jeune Nicolas dormira ce soir à côté des dealers, des assassins et des violeurs pour lesquels Mme Taubira estime que la prison n’est pas la solution – alors même que la France connaît des records de surpopulation carcérale.

Quant à ceux qui ont assailli le commissariat d'Argenteuil, tout va bien pour eux.

E Face à cette décision monstrueuse et inique d’une justice aux ordres et face au sentiment légitime de révolte devant le rouleau compresseur d'un totalitarisme de moins en moins larvé, il convient néanmoins de faire nôtre cette vieille devise des rois de France, « savoir raison garder », et de prier de tout notre cœur pour notre jeune ami.¢

Maître Frédéric PICHON pour www.printempsfrancais.fr