mercredi 12 juin 2013

Pourquoi je suis convoqué à la PJ, par Ivan Rioufol

T
andis que la gauche alerte sur une loufoque montée du "fascisme" au prétexte d’une rixe hélas mortelle entre extrémistes de droite et de gauche, l’islam radical prend de plus en plus d’assurance dans ses exigences de soumission.
Je me permets d’illustrer cette constatation avec mon cas personnel. Pour la première fois de ma carrière journalistique (débutée en 1976) j’ai reçu samedi une convocation pour être entendu par la Police Judiciaire suite à une plainte déposée par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF).
Je vais devoir répondre de propos tenus le 15 novembre 2012 dans l’émission On refait le Monde animée par Marc-Olivier Fogiel sur RTL également visés par la plainte. Le CCIF qui œuvre à l’islamisation des musulmans me reproche d’avoir critiqué sa campagne d’affichage : "Nous sommes la nation".¢

Il s’agit du détournement du tableau de David Le serment du Jeu de Paume. Se substituant aux acteurs de la Révolution française l’image représente très majoritairement des femmes voilés des barbus des encapuchonnés et des jeunes des cités.

Financée à hauteur de 35.000 euros par l’Open Society Institute du milliardaire américain George Soros qui a des comptes à régler avec l’Europe, la campagne avait pour but de promouvoir la visibilité islamique dans la République laïque en revendiquant un refus de l’assimilation et de l’intégration au profit d’une "inclusion" intimant d’accepter les musulmans tels qu’ils sont.

Avec sa plainte, le CCIF porte évidemment atteinte à l’élémentaire liberté d’expression. La lutte contre l’islamophobie dont il se réclame revient à interdire tout débat.

Inutile d’insister, j’imagine, sur l’extrême gravité de cette tentative de pénaliser l’esprit critique d’intimider des journalistes de censurer des médias de réintroduire le délit de blasphème.

Mais je m’étonne néanmoins de l’indifférence générale qui est portée à ce genre d’organisme qui respecte si peu la France, son Histoire et ses valeurs sinon pour instrumentaliser les droits de l’homme dans le sens de ses intérêts propres.

Dans son livre déjà cité (Islam épreuve française) Élisabeth Schemla rappelle cette déclaration d’août 2011, à la mosquée d’Orly, de Marwan Muhammad porte-parole du CCIF :
"Qui a le droit de dire que la France dans trente ou quarante ans ne sera pas un pays musulman ? Qui a le droit ? Personne dans ce pays n’a le droit de nous enlever ça. Personne n’a le droit de nous nier cet espoir-là. De nous nier le droit d’espérer dans une société globale fidèle à l’islam. Personne n’a le droit dans ce pays de définir pour nous ce qu’est l’identité française".

Il est d’ailleurs intéressant de s’arrêter au logo du CCIF. Il est stylisé de telle manière qu’il peut se lire  Sif c’est-à-dire "Le glaive de l’islam". Pour ma part, je  vais évidemment répondre à ma convocation. J’espère néanmoins pouvoir y dénoncer ces inqualifiables méthodes et le danger qu’elles représentent pour la république.

Elles ne me feront évidemment pas taire. Tout au contraire.¢
Le Blog d’Ivan Rioufol (Posté par Marino)