jeudi 6 juin 2013

Agression à Paris: Serge Ayoub dément toute implication des JNR

S
erge Ayoub, le leader des Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires (JNR), le groupe skin mis en cause par le Parti de gauche dans la bagarre qui a laissé un militant d’extrême-gauche dans un état désespéré, a démenti jeudi toute implication de son groupe.
« C’est absolument faux », a dit, lors d’un entretien téléphonique avec l’AFP, Serge Ayoub, alias « Batskin », qui a par ailleurs rejeté sur les militants d’extrême-gauche la responsabilité de la bagarre survenue près de la gare Saint-Lazare à Paris. Selon M. Ayoub, qui dit avoir « eu le temps de se renseigner » sur l’agression, « trois jeunes hommes et une fille, la compagne de l’un des jeunes », se sont rendus « normalement » mercredi dans une vente privée du quartier de la gare Saint-Lazare.¢

Selon lui, ce sont « des jeunes qui ont le malheur d’avoir les cheveux trop courts et une marque de blouson qui déplaît à d’autres ».

Sur le lieu de la vente privée, « ils ont été pris à partie par cinq militants d’extrême-gauche qui leur ont promis de les massacrer à la sortie. Le service d’ordre de la vente privée en a été témoin. Il a proposé à ces trois jeunes plus la gamine d’attendre », affirme-t-il.

Quand ils sont sortis, une demi-heure plus tard, « un peu plus loin dehors, ces cinq jeunes hommes les attendaient encore. À ce moment-là, les jeunes d’extrême-gauche ont porté les premiers coups, en tout cas il y a eu une bousculade », assure le leader des JNR.

RESPONSABILITÉ « DES GENS COMME MÉLENCHON»

Selon lui, « les trois (militants d’extrême-droite ou simples skins ?) n’avaient qu’une seule envie c’est de s’en aller, de partir ».

Pour Serge Ayoub, « il y a une responsabilité » à faire porter « sur des gens comme Mélenchon » parce que « ce sont eux et les gens d’extrême-gauche qui incitent à la haine depuis des mois et des années ».

« Ce n’est pas anodin de s’appeler chasseurs de skins, ce n’est pas anodin de se dire anti-fa, ce n’est pas anodin de chercher partout à lutter contre un fascisme qui n’existe pas », a-t-il dénoncé.¢
Ouest-France