vendredi 31 mai 2013

Valls, véritable commissaire politique

S
’il y a une chose que je trouve significative (et que la grosse presse ne paraît même pas remarquer), c’est bien le « deux poids, deux mesures » régulièrement pratiqué par les pouvoirs publics. En ce domaine, Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, nous « gâte ».
Comme maire d’Évry, il s’était fait remarquer pour sa politique « sécuritaire ». Ce qui ne voulait pas dire, contrairement à ce qu’ont prétendu pendant des années des médias complaisants, que la ville d’Évry était une ville sûre. Cela voulait dire que les contribuables d’Évry étaient mis largement à contribution pour financer de coûteux plans de vidéosurveillance permettant de les verbaliser pour un oui ou pour un non.¢

Est-il besoin de préciser que les vrais malfrats étaient fort peu gênés par les caméras, puisque la police a, depuis des années, pour instruction d’éviter les « provocations » et qu’en toute hypothèse, une justice politique exonère le plus souvent les « malheureuses victimes d’une société réactionnaire » ?

Comme ministre, Manuel Valls a continué dans cette voie – qui était déjà celle de Nicolas Sarkozy. Beaucoup de communication, beaucoup de surveillance des honnêtes gens, et peu d’ennuis pour les voyous.

Parmi les exemples récents, on peut citer le laxisme ahurissant qui a entouré les émeutes de ces derniers jours au Trocadéro… et les interpellations en série de jeunes gens pour port de polos de la « Manif pour tous » !

Mais la semaine dernière a battu tous les records.

Nous avons appris qu’inquiété par la présence probable d’affreux « groupuscules extrémistes », M. Valls déconseillait vivement de participer à la manifestation contre le mariage gay avec des enfants. Si la police n’est capable d’assurer la sécurité, à quoi sert-elle donc ? (Je serais assez enclin à répondre qu’elle sert à protéger les provocateurs, voire à commanditer les provocations, mais ne polémiquons pas !)

Dans le même temps, un militaire français a été agressé à l’arme blanche par un individu probablement salafiste.

Le vrai terrorisme est là, bien sûr. Mais, ici, l’urgence est d’éviter tout « amalgame ». Si, d’aventure, le bon Peuple se mettait à voir un lien entre islam et djihad, le « vivre ensemble » serait en péril, n’est-ce pas ?

Avec un ministre comme celui-ci, la police fonctionne certes à plein régime, mais pas contre les voyous. Seulement contre les opposants politiques ou les Français qui ont le malheur de rouler à 135 sur l’autoroute !¢
Les4verites.com (posté par Marino)