lundi 27 mai 2013

Un soldat attaqué par un islamiste à La Défense

U
n soldat en patrouille Vigipirate a été attaqué samedi à l'arme blanche à La Défense (Hauts-de-Seine) par un homme qui a pris la fuite, faisant craindre aux autorités un acte terroriste délibéré de la même nature que celui perpétré à Londres par un islamiste sur un soldat britannique.
Cette agression intervient trois jours après le meurtre mercredi à Londres d'un soldat britannique par deux islamistes radicaux, avec lequel aucun lien n'a toutefois été établi à ce stade par les enquêteurs.
Dans la soirée, le procureur de Nanterre Robert Gelli a indiqué que le parquet antiterroriste de Paris avait repris l'affaire.¢

"On a voulu tuer un militaire parce qu'il était militaire", avait auparavant déclaré le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, après s'être rendu à l'hôpital à Clamart au chevet du soldat blessé, dont les jours ne sont pas en danger.
Le soldat blessé, le première classe Cédric Cordier, 23 ans, issu du 4e régiment de chasseurs de Gap, était en tenue, participant à une patrouille mixte classique armée-police de trois hommes, lorsqu'il a été attaqué, vers 17H50.
Il se trouvait dans la "salle d'échange" de la Défense, lieu de transit souterrain entre les accès aux transports en commun et les commerces, nombreux dans ce quartier d'affaires.
Selon les tout premiers éléments de l'enquête, qui restent à confirmer, l'agresseur était grand, environ 1 mètre 90, il portait une barbe, un pull et un pantalon noirs.
Selon le procureur de Nanterre, Robert Gelli, le soldat a été frappé par derrière par cet homme qui lui a porté un coup au niveau de la nuque. Le procureur a évoqué "une arme blanche".
La brigade criminelle est saisie de l'enquête, a-t-il ajouté.

VIOLENCE SOUDAINE DE L'ATTAQUE

L'agresseur "est parti sans dire un mot", a précisé à la presse le préfet des Hauts-de-Seine, Pierre-André Peynel, qui est allé sur place.
Cette zone, équipée d'escalators, est très fréquentée, en particulier le weekend, ce qui pourrait expliquer que l'agresseur ait pu se fondre facilement dans la foule.
Le soldat a été soigné sur place par les pompiers, avant d'être hospitalisé.
"À ce stade", aucun lien n'est établi avec le meurtre à Londres d'un soldat britannique, mais "nous devons regarder toutes les hypothèses", a déclaré le président François Hollande, interrogé à Addis Abeba.
"Nous ne connaissons pas encore les conditions et les circonstances exactes de l'agression, ni même la personnalité de l'agresseur, mais nous devons regarder toutes les hypothèses et nous n'en négligeons aucune", a-t-il ajouté, adressant ses vœux de rétablissement au soldat agressé.
Mercredi, un soldat britannique a été tué à l'arme blanche à Londres par deux hommes qui ont affirmé aux témoins agir "au nom d'Allah". Le gouvernement britannique a estimé que c'était un acte "manifestement de nature terroriste".
Les émules ne se sont pas fait attendre sur le territoire français !¢

Avec AFP