vendredi 31 mai 2013

Suicide de Dominique VENNER : mensonge et désinformation‏

L
’événement marquant de cette première se­maine après la Pente­côte, a été le suicide héroïque de Dominique Venner à Notre-Dame de Paris. Cet événement est concomitant avec les émeutes de Stockholm et l’exécution à la machette du soldat Lee Rigby à Woolwich (Angleterre).
Autant d’événements embarrassants pour les pouvoirs publics, symptomatiques de la crise civilisationnelle que traverse notre Europe. Le roman-feuilleton des démêlés judiciaires de Christine Lagarde est certes plus facile à traiter par les médias officiels !
Les grands quotidiens français se sont montrés implacables à l’égard de Dominique Venner. La présentation du personnage a été sans appel !¢

Un « essayiste, militant de l’extrême droite radicale ». Aurait-on titré, à la mort de Jean-Paul Sartre : « Un théâtreux, militant de l’extrême gauche radicale » ? Non. Pourtant, l’extrémisme de Sartre fut bien réel, puisqu’il soutint publiquement les pires dictateurs de la planète : Castro, Khomeyni, Mao et le sanguinaire Pol Pot, sans parler du FLN algérien.

Militant politique, Sartre le fut aussi, fondant la « Gauche Prolétarienne » en 1968, creuset du gauchisme soixante-huitard qui allait s’emparer du pouvoir pendant plus de 45 ans et faire renaître, par le biais du « politiquement correct », une épuration plus subtile, mais non moins efficace, que celle de 1945. Malgré ses prises de positions sulfureuses, Sartre fut ovationné après sa mort.

Il n’en va pas de même pour M. Venner. Son travail d’historien est passé sous silence, alors qu’il reçut, pour son « Histoire de l’Armée Rouge », le prix Bro­quette-Gonin d’histoire de l’Aca­démie française en 1981.

Rien sur l’œuvre remarquable qu’il a laissée en tant qu’historien et écrivain. On passera notamment sous silence son « Histoire critique de la résistance », écrite avec l’aide de son ami François de Grossouvre, conseiller du Président Mitter­rand.

Se limitant à du « copier-coller » à partir de Wikipédia, on se demande si la médiocrité du traitement médiatique relève de l’ignorance, de l’aveuglement idéologique, d’un manque de déontologie journalistique, ou des trois à la fois…

La presse de Pierre Bergé n’a rien trouvé de mieux que d’y déceler une soi-disant « preuve par neuf » du fait que Mme Le Pen devait donc bien être d’extrême droite, puisqu’elle avait osé rendre un court hommage à l’historien !

On oublie l’engagement de Dominique Venner dans l’armée, dès l’âge de dix-huit ans et le fait qu’il fut décoré de la Croix du combattant.

On oublie encore que Domini­que Venner a particulièrement travaillé sur l’histoire politique de l’Allemagne notamment de l’entre-deux guerres.

Influencé, comme M. Sartre d’ailleurs, par Heiddeger, il écrivit une remarquable biographie de l’écrivain Ernst Jünger, contribuant à une meilleure connaissance (et compréhension), en France, de la pensée allemande.

Militant européen déclaré et convaincu, on ne peut que comprendre son désespoir de voir cette Europe des banques et de la bureaucratie bruxelloise se déliter sous nos yeux et se montrer incapable de résister à un mondialisme invasif et destructeur.

On reproche à Dominique Venner ses sympathies pour l’OAS. C’est oublier un peu vite la division de l’opinion publique française sur la question algérienne en cette fin des années 50.

Contrairement à ce qu’on a laissé entendre, Dominique Venner a quitté la politique à sa sortie de prison pour se consacrer à l’histoire, estimant que seul un véritable travail de mémoire éviterait à la France de se couper de ses racines millénaires.

C’est ainsi qu’il fonda la « Nouvelle Revue d’Histoire », en 2002, alors qu’il devait braver les atteintes à la liberté d’expression et la censure du politiquement correct, alliées à une justice partisane, qui faillirent avoir raison de la revue dans les années 2005-2006, malgré le soutien que lui apportèrent de nombreux intellectuels de renom.

Pour Dominique Venner, le travail de mémoire est essentiel pour que la France puisse espérer se reconstruire. Démarche à l’opposé du programme de l’oligarchie au pouvoir, qui s’ingénie à faire table rase de tous repères historiques. En cela, effectivement Dominique Venner était un vrai militant !

Puisse son testament politique être entendu et compris !¢
Les4verites.com (posté par Marino)