mardi 28 mai 2013

Beaucoup de bruit pour rien, par Alain de Montere

… ou un épisode de la clownerie barjotesque.
J
usqu’à il y a peu, madame « Barjot », vous étiez farouchement opposée au mariage homosexuel ; hier, dimanche, je vous ai entendue – et vue - proclamer que vous n’étiez pas du tout contre le mariage homo, mais contre la gestation et l’adoption incontrôlées des enfants !!
 En fait de retournement de casaque ou simplement même de recul (lequel n’a pas même l’excuse d’être tactique, mais purement opportuniste) vous pouvez vous revendiquer comme émule d’Hollande-le-pleutre-qui-n’a-pas-fait-son-service-militaire-parce-que-bigleux…¢

Au royaume de la pusillanimité, une « Barjot » à toutes les chances de se faire une place au soleil, et un dimanche après-midi sur un fauteuil de station télé à dégoiser tandis que les gogos battent le pavé sous l’œil suspicieux de l’emmatraqué de service.

Quoi ! vous hurlez à tue-tête afin d’être reconnue comme la meneuse de revue des contestataires opposés au mariage pour tous et, subséquemment, à son corollaire l’adoption pour tous, sinon la production en supermarché des bébés afin qu’homos des trois et quatrièmes sexes puissent fabriquer autant de clones d’eux-mêmes et, le moment venu du dernier combat, celui que l’on mène pour l’honneur – la gloriole s’il le faut -, en sachant bien que cela ne changera plus grand-chose, là, dis-je, « Barjot » se dégonfle lamentablement.

« J’ai reçu des menaces ! » affirmez-vous. Et alors ?

Le Christ, que la catho que vous dites être vénère, aurait,  à ce que d’aucuns racontent, marché sans barguigner au-devant de ses assassins pour sauver les hommes…  enfin, pas tous.

On ne vous demande certes pas de réclamer la crucifixion – encore que vos amis d’hier vont s’en charger pour vous payer de votre lâcheté -, mais vous eussiez dû néanmoins, même tremblante de trouille, faire semblant.

Marine Le Pen – je prends un exemple féminin - est quasi quotidiennement menacée (j’exagère peut-être, mais à peine si j’en veux écouter les « crachouillements » d’un Mélenchon), et cela ne l’empêche nullement d’assumer sa tâche avec une conviction, une sérénité, une classe en un mot qui vous font définitivement défaut.

Mais qui a dit, voilà bien six siècles, que « bon sang ne saurait mentir »? N’a-t-on pas de qui tenir, quand on est la fille d’un homme qui, député, a choisi de se lever d’un des sièges de l’Assemblée, sur lesquels les autres élus de la nation conservaient leur cul vissé, afin d’honorer son épaulette et d’aller combattre le sanguinaire FLN devant les héritiers duquel rampent toujours nos actuels dirigeants ?

Vous me semblez, madame « Barjot », de la gent des Zéros, assez éloignée de cette race-là !

Il faudrait que vous cessiez de vouloir donner de vous l’apparence mensongère d’une lumineuse image d’Epinal. Non, vous n’êtes pas une pasionaria, tout au plus une harengère dont le dessein véritable est de faire suffisamment de vacarme pour que, l’heure des proches élections venue, vos « gueuleries » vous tiennent lieu de programme.


Retournez donc à vos  casseroles, Madame Merle Tellenne.¢