vendredi 19 avril 2013

Législative partielle après-Cahuzac

L
a très symbolique législative partielle qui sera organisée pour remplacer Jérôme Cahuzac dans la 3ème circonscription du Lot-et-Garonne attire déjà six prétendants du centre au FN, tandis que PS, Front de gauche et écologistes espèrent s'entendre sur un candidat unique.
Le Front National, dont la montée est redoutée à la suite du scandale lié à l'affaire, devra choisir entre Catherine Martin, 56 ans, candidate FN dans le Villeneuvois depuis 1987, et le jeune secrétaire départemental Etienne Bousquet-Cassagne, 23 ans, étudiant dont le père est président de la chambre d'agriculture.
"Nous n'avons pas encore défini les modalités de désignation", a déclaré à l'AFP Steve Briois, le secrétaire général du FN au niveau national. Cette législative "aura valeur de test national", a-t-il tenu à souligner, en souhaitant un "ticket" entre ces deux candidats.¢

Côté UMP, le premier à briguer le siège est Jean-Luis Costes, 49 ans, maire de Fumel et conseiller général, battu par l'ancien ministre du Budget avec 61,48% des voix en 2012. "J'attends la décision des instances nationales mais serai candidat quoi qu'il arrive", a-t-il déclaré.
L'élection attire aussi, pour l'UMP, Nicolas Belletieri, 31 ans, responsable des jeunes actifs de l'UMP prônant le "sang neuf". Il souligne que son concurrent au sein de l'UMP est déjà maire et conseiller général.

Du côté du Modem, le conseiller régional Patrick Beauvillard, 50 ans, plutôt classé au centre gauche et actif sur la thématique de la moralisation de la vie publique, est sur les rangs, tout comme Joël Collet, 58 ans, chef d'entreprise classé au centre droit, ancien UDF.

Le Front de gauche doit se réunir pour définir sa stratégie, de même que le Parti socialiste, qui tient jeudi un conseil fédéral à Agen. "Je travaille pour une candidature socialiste de rassemblement", a indiqué Matthias Fekl, député de la 2ème circonscription et secrétaire fédéral.

"Il faudrait un candidat Front de gauche et un suppléant socialiste", déclare pour sa part le vice-président (Front de gauche) du conseil général, Raymond Girardi, évoquant la "situation difficile de la majorité présidentielle" et le "traumatisme moral" entraîné par l'affaire Cahuzac.

Enfin, un jeune lycéen qui aura 18 ans samedi a lui aussi l'intention de se présenter. Joffrey Raphaël-Leygues, issu d'une famille impliquée depuis des décennies dans la politique locale, sera candidat sans étiquette.

La législative partielle devrait se tenir dans un délai de trois mois.¢

Avec AFP