mardi 16 avril 2013

Le ridicule ne tue plus - par Manuel Gomez

F
ort heureusement d’ailleurs, car nous n’aurions plus ni président, ni premier ministre, ni gouvernement.
Était-il nécessaire de tant s’indigner, de tant se meurtrir, devant le comportement du ministre du budget, Jérôme Cahuzac, pour ensuite nous offrir ce lamentable spectacle de jeter en pâture le patrimoine et la fortune de tous nos ministres et de sombrer dans le populisme ?¢

Peu nous chaut de savoir si une telle est plusieurs fois millionnaire et tel autre presque SDF, l’essentiel ne serait-il pas qu’ils aient les compétences pour s’affirmer au poste qui leur a été confié ? Et c’est là que le bât blesse, peu les ont et, paradoxe, celui qui les possédait… est le fraudeur.

Les « voyeurs » vont se lécher les babines et les journalistes d’investigations se plonger pour rechercher les « oublis ».
Le spectacle a commencé dès les premières déclarations :
E Le ministre de l’Agriculture, Le Foll, a eu parait-il « la volonté » de tout déclarer (je pensais dans ma naïveté qu’il fallait de l’honnêteté pour tout déclarer et non pas de la volonté).

E Il faut du « courage » pour que les ministres déclarent leur véritable patrimoine – dixit Najat Vallaud- Belkacem, porte-parole du gouvernement…. (Où va se nicher le courage de nos jours). Dans ce cas cela fait des décennies que je suis volontaire et courageux puisque j’ai toujours tout déclaré au fisc. Pouvais-je faire autrement !

E Quant à Madame Fillippetti, ministre de la culture et de la communication, elle pousse le cynisme jusqu’à se moquer ouvertement et de son président et de son premier ministre en déclarant dans son patrimoine le maillot du footballeur David Beckham !!!

N’aurait-il pas été plus simple de demander à tous les ministres, à tous les parlementaires et sénateurs, de déclarer sur leur honneur qu’ils ne possédaient pas de compte en banque à l’étranger et qu’ils ne fraudaient pas le fisc, donc la république, sous peine de perdre portefeuille et mandat ?

Profitant du cas Cahuzac, monsieur le président de la République, la bonne décision aurait été de réduire de moitié votre gouvernement et, par la même occasion, les députés et sénateurs.

Cela aurait eu un double avantage : réduire de moitié les dépenses…et les fraudeurs.¢