vendredi 1 mars 2013

Seulement deux perspectives, hélas ! par Le Crieur du Cœur

J
’ai essayé d’imaginer ce que pourrait devenir une société totalement égalitariste – c’est-à-dire « débarrassée » de toutes les différences possibles entre ses composants, donc totalement uniformisée.
Tout d’abord, elle serait appelée « société égalitaire », ce qui serait un titre absolument incomplet, car elle aurait négligé, dès sa fondation, la vérité de sa dénomination, qui en réalité aurait dû être « société d’égalité des droits ». Mais ne perdons pas de temps en nous laissant détourner par ce détail évident de subversion anti-logique.
Pour égaliser les différences entre les composants d’une société, l’action la plus simple, intellectuellement et pratiquement, a déjà été expérimentée, et bien plus énergiquement que par les famines d’épurations ethniques organisées par Staline en Ukraine dans les années 1920-1930, pour supprimer tous les paysans.¢


Une tentative du même genre criminel a été effectuée de manière encore plus radicale par les Khmers rouges, dans le but d’éliminer les « parasites  intellectuels hostiles ». Il suffisait de ne pas avoir les mains calleuses pour être supprimé... Ainsi, rapidement, après trois millions de morts (près du tiers de la population), le pays s’était trouvé réduit à des masses populaires dont l’ignorance était le plus beau fleuron. C’était là un parfait exemple de rétablissement de l’égalité (l’uniformité) vers le bas.

La seconde méthode, que Staline a tenté mais partiellement de mettre en œuvre, est à l’opposé. Il suffirait d’éliminer toute personne ayant échoué au baccalauréat (pas les certificats automatiques actuels) pour se retrouver avec une société très égale et très intellectuelle, jouissant d’une splendide uniformité de prétendus génies ; qui serait cependant, selon le sens exact de l’expression populaire, « la fin des haricots » !!! car pour cultiver la terre, il faut être capable de se livrer à une activité riche de calme, de persévérance, de prévoyance, d’analyse pratique, toutes qualités pas tellement répandues dans une masse d’intellectuels théoriciens, fussent-ils les meilleurs bobos, cocos, cucultistes,  et autres spécimens. Car pour faire pousser le blé qui donnera le pain du peuple, ou les salades des « pépés caviar », il faut se salir les mains (pas les morales...) !!!

E Alors, quelles possibilités reste-t-il ? C’est très clair : une seule : revenir à la raison, et cesser de ressasser les mensonges égalitaires : il n’y a pas, il n’y a jamais eu, il n’y aura jamais, il ne pourra jamais y avoir sur cette planète, la moindre « égalité totale » sinon devant la mort (et encore !!!).

Il s’avère donc indispensable et urgent de revenir à la vérité des mots qui expriment la réalité » des faits réels : oui à l’égalité des droits, non à toute forme d’égalitarisme fiévreux et exacerbé, stupide, dont l’application ne peut mener qu’à des catastrophes, sociales, morales, psychologiques, voire même biologiques. Un homme n’aura jamais d’utérus, une femme homo n’aura jamais de pénis dispensateur de sperme ; et des orgasmes par substitution ne peuvent qu’évoquer une masturbation réciproque. Tout « mariage » de ce genre ne peut être qu’une parodie d’un mariage naturel, que l’amour « flaconique » ne pourra jamais remplacer dans la mentalité des gosses.

De même, l’égalité topographique entre des naissances, stupidité criminelle, ne fera jamais, en dépit de toutes les arguties, ne fera jamais qu’un kangourou né dans une étable près du village  Camembert puisse devenir, par la volonté surgonflée d’un législateur démentiel, une vache normande !!!

Mais surtout, il n’y aucune égalité, ni identité, ni uniformité, entre la « rose » idéale des symboles, et la rose réelle. La vraie rose, elle, a des épines ! Il faut le rappeler, comme le fait Le Crieur du Cœur.¢