vendredi 8 mars 2013

Mégalomanie socialiste : après Paris, voici venir Marseille métropole

L
e gouvernement est déterminé à imposer, malgré l'opposition des élus locaux, la création d'une métropole de statut particulier à Marseille, qui ne verrait toutefois le jour que le 1er janvier 2015, a-t-on indiqué jeudi au ministère de la Décentralisation.
L'instauration de la "métropole d'Aix-Marseille-Provence", selon l'appellation officielle, figure dans l'avant-projet de loi réformant la décentralisation, en cours de transmission au Conseil d'État et qui sera examiné, selon le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, au Conseil des ministres du 10 avril. ¢

Le texte prévoit que la métropole "se substituera" à six intercommunalités existantes (communauté urbaine Marseille Provence Métropole, communautés d'agglomération du Pays d'Aix-en-Provence, de Salon-Étang de Berre-Durance, du Pays d'Aubagne et de l'Etoile, du Pays de Martigues et syndicat d'agglomération nouvelle Ouest Provence). Un ensemble de 1,6 million d'habitants (plus d'un million pour la communauté urbaine actuelle).
Il est prévu que "la métropole d’Aix-Marseille-Provence exerce de plein droit, au lieu et place des communes membres, les compétences des métropoles de droit commun", est-il ajouté.
Ces compétences, très vastes, sont encore étendues par rapport à l'existant. Selon le texte transmis au Conseil d'État, elles devront "élaborer et conduire un projet d'aménagement et de développement économique, écologique, éducatif, culturel et social de leur territoire". En outre, l'État "pourra déléguer" aux métropoles les aides à la pierre pour la construction ou la rénovation de logements.

E Hostiles au projet, huit des neuf présidents d'intercommunalités du département des Bouches-du-Rhône avaient boycotté la visite du premier ministre venu leur présenter son projet. Seul le président de la communauté urbaine de Marseille, Eugène Caselli (PS), s'est déclaré favorable à la réforme.

La naissance de la métropole d'Aix-Marseille-Provence était prévue pour après les élections municipales de mars 2014. Mais le gouvernement tablait alors sur une adoption définitive du projet de loi à l'été, alors qu'il parle désormais de "l'automne", ce qui implique de retarder l'entrée en application de la réforme.
La réforme prévoit que la métropole "sera divisée en territoires", dotés chacun d'un conseil d'élus qui donnera son avis sur les dossiers le concernant avant l'examen du Conseil de la métropole. Mais, chose impossible ailleurs sans une réforme du statut communal, les conseils de territoires pourront se voir déléguer des compétences par les communes membres de ces territoires. D’autres bouleversements administratifs sont donc à venir.

E C’est le même principe qui prévaut avec l’Union européenne ou les États délèguent bêtement de plus en plus des pans entiers de leur souveraineté… jusqu’à leur disparition en tant qu’États-Nations.  À cet égard, souvenons-nous que dès après le Traité de Maastricht, l’Union européenne avait fait connaître son objectif de faire passer la France de 36 000 Communes à une petite dizaine de milliers, un peu sur le modèle allemand ! Nous sommes aujourd’hui en plein dans la réalisation de cet objectif européiste qui se conjugue avec la disparition des Conseils Généraux rebaptisés « Conseils départementaux ». Tout se tient.

Outre celle de Marseille, il est également prévu que les agglomérations parisienne et lyonnaise soient dotées d'un statut particulier.¢
Avec AFP