samedi 2 mars 2013

Les Français ne condamnent pas la peine de mort…la France oui – par Manuel Gomez

« L
a France condamne l’exécution survenue aujourd’hui au Japon de trois détenus. Ces exécutions vont à l’encontre de l’évolution mondiale en faveur de l’abolition de ce châtiment inhumain et dont la valeur dissuasive n’a jamais été établie ».
Le Japon a procédé en 2012 à des exécutions capitales et s’est attiré ainsi la réprobation des « donneurs de leçons » français, par l’intermédiaire du ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius (France diplomatie). Ce châtiment est-il plus inhumain que celui qu’ont fait subir à leurs victimes ces trois monstres exécutés ?
E Yasuaki Uwabe a poignardé au hasard, en 1999, des passagers d’une gare ferroviaire. Bilan 5 morts et 10 blessés.
E Tomoyuki Furusawa a tué ses beaux-parents et le fils de 12 ans de sa femme, qui l’avait quitté parce qu’elle n’en pouvait plus d’être battue.
E Le dernier condamné à mort exécuté, un homme de 44 ans, avait violé et assassiné sauvagement en 2004 une petite fille de 7 ans, puis avait pris des photos du corps et les avait envoyé aux parents accompagnées du message suivant : « Maintenant je vais venir prendre votre deuxième enfant et le tuer aussi. »(cf. Le monde du 21.02.2013)¢

Il y aura d’autres exécutions au Japon dans un proche avenir, ne serait-ce que celles des condamnés à mort suite à l’attentat au gaz sarin dans le métro en 1995 : bilan 12 morts et plus de 5000 blessés.

« La France condamne la peine de mort »… Il s’agit là d’un mensonge.

Le peuple français n’a jamais condamné la peine de mort. Il n’a jamais eu à se prononcer sur ce sujet. Les parlementaires ont préféré éviter de proposer aux français ce référendum car ils étaient certains de la réponse du peuple : Il se serait prononcé « pour » a une très large majorité… comme il se prononcerait « pour » également aujourd’hui.

Comme les Japonais qui se sont d’ailleurs prononcés « pour » à 86%.

Est-ce que la peine de mort a une valeur dissuasive ? Comment répondre à cette question quand des êtres humains n’éprouvent aucune terreur de la mort puisqu’ils l’acceptent soit par idéologie, soit par persuasion, soit par déformation d’esprit ou dégout de la vie ! En ce qui me concerne elle aurait une valeur dissuasive et je préfèrerai -oh combien!- l’éviter.

E Pour la société dans laquelle nous devons vivre, la peine de mort exécutée enlève tout risque de récidive et protège les victimes. N’est-ce pas là l’essentiel ?

Le but final d’une justice n’est-il pas la protection des biens et des personnes, de la veuve et de l’orphelin, des enfants et des vieillards, etc. ?

Quelle humanité nous oblige à laisser vivre de tels êtres malfaisants ? Ne doit-on pas abattre les bêtes sauvages lorsqu’elles nous attaquent ?

Que l’on soit moins sanguinaire que les assassins, je peux le concevoir. Donc ni guillotine, ni garrot, ni chaise électrique, ni spectacle, ni représentation publique… une simple injection anesthésique quotidienne, identique à celle qui nous est coutumière, à nous innocents, et cela jusqu’à la dernière.

Un français, Daniel Fillit 54 ans, a sollicité il y a une dizaine d’années la nationalité canadienne. Non pas pour échapper au fisc mais parce qu’il a brusquement pris conscience qu’il avait honte d’être Français.

Aujourd’hui il vit au Japon et se voit devant la nécessité de dissimuler « qu’il a été Français » il y a quelques années.

Comment peut-on en arriver à avoir honte de sa nationalité ?

Tout simplement lorsque « son pays » tombe entre les mains de politiciens qui lui proposent, et proposent à l’étranger, une image de la France qui ne correspond plus à ses valeurs. Lorsque cet homme a « changé » de nationalité la France était socialiste sous Jospin. Lorsqu’il se trouve aujourd’hui devant la nécessité de dissimuler qu’il « a été Français » c’est parce que la France est redevenue socialiste avec Hollande.

On peut le comprendre. J’ai connu ce même sentiment de rejet en 1962 et en certaines occasions il ressurgit mais je me raisonne car la France a toujours su retrouver son identité.

En France, le peuple n’a pas le droit de donner son avis et cela vaut mieux pour les parlementaires qui ne le représentent plus.

E Un jour il reprendra ses droits soit par le vote démocratique, ce qui va être de plus en plus difficile, soit par la force.¢