vendredi 22 mars 2013

La Grande Armée des Grognards – par Jeanne Smits


L
e pouvoir a peur. Peur des braves gens, peur de ceux qui ne cassent rien – et qui d’ailleurs n’acceptent pas que l’on cherche à casser, à détruire les fondements même de la société en dénaturant le mariage.
Par une ordonnance de référé rendue mercredi en fin d’après-midi, le tribunal administratif de Paris a refusé de suspendre la décision du préfet de Paris d’interdire que la Manif pour tous se déroule sur les Champs-Élysées. Le pouvoir sait qu’« au-dessus d’un million de personnes dans la rue, le pouvoir vacille ». Mitterrand le disait ; Hollande a fait mine de l’ignorer, un certain 13 janvier.¢


Et aujourd’hui, alors que la mobilisation va croissant pour la manifestation de dimanche, l’exaspération s’est ajoutée au refus d’un projet nihiliste. La France n’a pas baissé la garde. Pas un jour ne passe sans une manifestation, un déploiement de banderoles sur un monument, un pont, un viaduc. Mercredi soir, devant le Panthéon, des centaines de personnes vêtues de noir et portant une rose à la main ont enterré la démocratie. Lancée sur Facebook, l’initiative prenait acte du refus d’entendre ce que les Français ont à dire sur une question fondamentale pour la société : « A l’heure où la passion effrénée de l’égalité traverse le code civil au nom de la République, dans la quasi-indifférence médiatique et politique, la démocratie s’est amputée de la liberté de manifester. Ses obsèques font suite à trois mois de martyre pendant lesquels tous les prétextes furent bons pour lui porter le fer. »

L’exaspération, la colère devant la réduction à rien du message d’un million de personnes dans la rue, de la démarche qui a conduit 700 000 personnes à saisir le CESE pour voir balayés leur inquiétude et leur refus : Hollande et son gouvernement ne peuvent pas ne pas les ressentir, et la réponse du pouvoir, à travers une froide ordonnance, montre que le mépris s’ajoute à la peur.

Peur de ces militants qui ont parlé sur les réseaux sociaux de planter leur tente sur les Champs. Peur de les laisser s’approcher de l’Élysée. Peur d’entendre, un peu trop fort, ces mots qui devront se répéter sans états d’âme dimanche : « Hollande, démission ! »

On ne laisse pas en place, on ne laisse pas continuer de nuire un gouvernement qui montre autant d’hostilité à l’égard du bien commun et autant de dédain vis-à-vis des forces vives – et pacifiques – du pays : les familles, les honnêtes gens, les gens braves. Cette manifestation, par son objet, est hautement politique – non pas partisane, comme le rappelait Bernard Antony mercredi soir sur Radio Courtoisie, mais bien politique puisqu’il s’agit d’obtenir le retrait du projet Taubira et de prendre acte, politiquement, de l’attitude du pouvoir.

E Aux dernières nouvelles, le rendez-vous de dimanche est reporté avenue de la Grande-Armée, dans l’axe des Champs-Élysées.

Nous y serons. Nous y serons tous. Déterminés. Une « Grande Armée » de grognards qui ne part pas à l’aventure pour d’impossibles conquêtes mais qui défendra, le sachant ou ne le sachant pas, notre droit d’être nous-mêmes, des hommes et des femmes (aujourd’hui il faut préciser !) créés à l’image de Dieu et riches de la loi qu’il a inscrite dans la nature.


E Suivez www.lamanifpourtous.fr pour toute précision.


Vendredi soir, des veillées de prière émailleront la France, à l’issue d’une journée de jeûne et de prière pour la France et la famille. Rendez-vous et inscriptions sur www.tousenpriere.com.¢
JEANNE SMITS pour Présent