jeudi 7 mars 2013

Cote de popularité – par Alain de Charente

F
rançois Hollande, élu il y a dix mois sans réel plébiscite et plus par défaut, par erreur, par accident que par adhésion, aura vu sa cote de popularité s'effriter mois après mois et, après l'euphorie des premières heures qui ont suivi son intronisation, est venue l'heure de la désillusion, de la déception, et l'amorce d'un désamour des Français, surtout ceux de gauche qui, si ils étaient 55% à lui accorder leur confiance au lendemain de son élection en mai 2012, ne sont plus que 35% en février 2013 à approuver sa politique. Ce qui revient à dire que 65% des personnes interrogées ne sont pas en accord avec son action.¢

Par contre, un élément favorable lui aura permis de marquer un temps d'arrêt dans cette dégringolade vertigineuse, de faire une pause salutaire et bienvenue, ce fut sa décision d'impliquer notre pays dans le conflit au Mali, engagement militaire qui aura eu pour conséquence de voir revenir vers lui quelques « sondés » qui auront apprécié la démarche va-t’en guerre de notre chef des armées.

Cette accalmie, certes de courte durée dans la descente en chute libre sur le baromètre des sondages, devrait donc être analysée avec beaucoup de finesse par notre Président et son staff, afin de pouvoir être interprétée et utilisée en vue d'inverser la tendance, et pourquoi, devant le ressenti positif de nos concitoyens dans cette décision combative, ne pas déclarer d'autres guerres avec la même ardeur, les belligérants hostiles et nombreux étant faciles à désigner.

E Il suffit donc à François Hollande de déclarer que notre pays s'engage avec fermeté et en y consacrant tous les moyens nécessaires dans une lutte à mort contre nos ennemis que sont le chômage, la précarité, la baisse du pouvoir d'achat, l'insécurité, la perte de compétitivité, l'aggravation de la dette, la mise sous tutelle de notre Nation par  Bruxelles, le communautarisme, l'islamisation et tant d'autres théâtres d'opérations qui pourraient justifier que nous prenions les armes et que nous partions à l'assaut.

Mais, avant d'en arriver à mener bataille contre ces ennemis qu'il est possible d'éradiquer en leur opposant une stratégie imparable, encore faudrait-il commencer par mener un premier combat et en sortir vainqueur, celui qui consiste à éliminer la doctrine socialo/communiste funeste qui est le plus grand péril qui nous menace, et lorsque ce bastion sera totalement détruit et mis hors d'état de nuire, plus rien ne s'opposera à la reconquête et à la restitution de tout ce dont nous avons été spoliés.

Nul doute que, dans ces conditions, cette courbe descendante de la cote de popularité présidentielle amorcerait immédiatement une remontée foudroyante pour revenir très vite à un niveau au moins égal à celui de la référence de départ, et très certainement aller bien au-delà de ce niveau pour pulvériser tous les pronostics des instituts de sondage qui ne lui octroient un accueil favorable que par la moitié seulement de la population.

E Rien n'empêche de penser que cette cote de popularité puisse battre le record historique de Jacques Chirac de 2002 au second tour de l'élection présidentielle, même si passer de 19% d'opinions favorables à 82% en deux semaines reste quand même un exploit pas facile à égaler, digne de figurer au Guinness des records, mais un challenge à relever pour « François le conquérant ».......