jeudi 21 février 2013

Taubira, la madone des taulards

A peine nommée Garde des Sceaux, pour son premier déplacement,
Taubira rendait visite à des taulards
pour une remise de coupe après une rencontre sportive.

A
près cinq mois de débat, les préconisations de la Conférence de consensus sur la lutte contre la récidive ont été remises ce mercredi 20 février à Christiane Taubira et Jean-Marc Ayrault. Elles doivent servir de base à l’élaboration d'une nouvelle politique pénale, qui sera inscrite dans un projet de loi annoncé pour juin. La prison devrait être un ultime recours, l’exception plutôt que la règle.¢


Telle est, en substance, la teneur des recommandations que vient de délivrer la conférence de consensus au terme de cinq mois de travaux qui ont rassemblé les réflexions d’une centaine d’experts, d’associations, d’organisations professionnelles et de syndicats.
Selon la garde des Sceaux, Christiane Taubira, qui dénonce régulièrement l’inefficacité de l’arsenal juridique répressif mis en place par la précédente majorité, l’enfermement mal conçu ne sert qu’à produire de la récidive.

SUPPRESSION DES PEINES PLANCHER

Il devrait donc être remplacé par un nouveau régime de peines qui privilégie au contraire les alternatives à la prison. Parmi les pistes évoquées –que de pistes avec ce gouvernement !- figurent notamment la suppression des peines plancher et de la rétention de sûreté.
Le rapport remis à la Garde des Sceaux et au Premier ministre plaide également pour la dépénalisation de certains délits, tels que les infractions routières, ou encore la création d’une peine de probation. Cette dernière permettrait aux justiciables condamnés à quelques mois de prison ferme de purger cette peine hors des murs.
Toutes ces propositions, dont la forme définitive n’est pas encore rendue publique, ont d’ores et déjà provoqué le mécontentement de la droite, ainsi que la colère des associations de victimes qui accusent les socialistes de laxisme.
Nicolas Dupont-Aignan est de ces opposants farouches. Favorable à la notion d'«impunité zéro», le président de Debout la République dénonce dans la démarche gouvernementale un mélange d'«idéologie» et d'«angélisme».

E Taubira prétend que l’enfermement produit de la récidive. Or, elle n’est pas enfermée, elle… ce qui ne l’empêche pas pour autant de récidiver avec des projets de lois grotesques et calamiteux.¢
Avec RFI