mardi 5 février 2013

Paris et Washington pour des Casques bleus au Mali

L
es États-Unis et la France, fer de lance de l'intervention militaire au Mali, prônent le déploiement rapide de Casques bleus dans le pays pour prendre le relais de la force ouest-africaine prévue à l'origine, malgré les réticences du gouvernement malien.
La visite à Paris du vice-président américain Joe Biden a permis de mettre en lumière cette convergence de Paris et Washington plus de trois semaines après le début de la guerre française au Mali contre des groupes islamistes radicaux.
"Nous sommes tombés d'accord sur le fait que la force africaine au Mali soit aussi rapidement que possible placée sous l'autorité de l'ONU", a déclaré Joe Biden lors d'une conférence de presse avec François Hollande. Le « chef » de l'État français a estimé lui aussi que l'opération "devra devenir une opération de maintien de la paix" des Nations unies.

À l'origine, l'ONU avait autorisé une force interafricaine de 3.300 hommes pour le Mali, chargés d'aider l'armée de ce pays à reconquérir sa partie nord contrôlée par des groupes islamistes armés. Dans ce cadre, la France et d'autres pays devaient se borner à apporter un soutien logistique à cette force. Parallèlement, l'Union européenne avait promis une mission de formation à l'armée malienne qui devrait débuter à la mi-février.
Mais l'entrée en guerre de la France au Mali le 11 janvier a changé la donne.
En sus des troupes françaises, un contingent de soldats tchadiens prend part aux opérations militaires avec ce qui reste de l'armée malienne, sous-équipée et en manque de formation et d'entraînement. Les forces africaines de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) commencent à peine de leur côté à arriver sur le terrain et il faudra beaucoup de temps pour qu'elles soient opérationnelles.
Avec AFP