vendredi 1 février 2013

Mariage pour tous ? par Francis Bocquillet

L
es idéologues socialistes, destructeur conscients ou inconscients de la famille devraient se rappeler que le mariage est une institution qui perdure depuis plus de 4000 ans.
Dans l'Égypte antique, le mariage reflète la volonté de former un couple à l'image des divinités égyptiennes qui possèdent, presque toutes, leur parèdre. Dans la Grèce antique, les hommes se distinguaient des dieux notamment par la nécessité de veiller à la survie de leur espèce, grâce à l'union des femmes et des hommes.
Aux IVe et Ve siècles, Saint Augustin définit une conception du mariage qui influence toujours la vision de l'Église catholique. Le mariage était pour lui une question capitale, à tel point qu'il fut parfois surnommé le « docteur du mariage chrétien ». Augustin résume en trois biens la réflexion des premiers Pères de l'Église sur le mariage : le proles (la descendance, ou génération), le fides (la fidélité conjugale, ou assistance mutuelle), et le sacramentum (le sacrement). Le sacramentum traduit en fait le grec mystêrion (mystère), et est emprunté à Saint Paul (Ep 5, 32), qui qualifie ainsi le mariage du Christ et de l'Église, concrétisé par le mariage chrétien.

Le mariage est défini traditionnellement comme l'union légitime d'un homme et d'une femme ou comme « l'acte par lequel l'homme et la femme se placent dans une situation juridique durable afin d'organiser leur vie commune et de préparer la création d'une famille.

Le mariage est une institution sociale qui se manifeste de manière rituelle, juridique ou religieuse, et qui régit la formation et les règles de fonctionnement d'une communauté de vie. Cette institution a initialement pour but de fournir un cadre social et légal au développement de la famille. Doit-­‐on aussi leur rappeler que : « Selon l'article 16 de la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 :

« 1. À partir de l'âge nubile, l'homme et la femme, sans aucune restriction quant à la race, la nationalité ou la religion, ont le droit de se marier et de fonder une famille. Ils ont des droits égaux au regard du mariage, durant le mariage et lors de sa dissolution.

Alors, les partisans du soit disant « mariage pour tous », par ailleurs défenseurs patentés des droits de l'homme, vont devoir amender l’article 16 de la déclaration universelle des droits de l‘homme ! Je remarque par ailleurs que l’opposition parlementaire n’a pas soulevé ce problème (en tout cas les médias n’en n’ont pas fait état).

Je note aussi qu’en français, le nom mariage provient du verbe latin maritare, issu de maritus qui dérive, d’après une explication traditionnelle 3 4, de mas / maris, le mâle. L’adjectif qui lui correspond « matrimonial », provient du substantif latin matrimonium, issu de mater, la mère et signifiant également mariage. Va-­t-­on changer la signification du mot « mariage » dans tous les dictionnaires ? La dénomination de « mariage pour tous « pour désigner le mariage homosexuel est inapproprié et n’est utilisé que pour tromper les Français. Cette loi ne doit pas voir le jour ! Nous devons continuer le combat pour ne pas qu’elle soit votée.