mardi 5 février 2013

Mais, au fond, avez-vous le droit aux droits ? par le Crieur du Cœur

N
on, évidemment ! Nul n’a tous les droits ! Bénéficier d’un droit, c’est avant tout l’avoir mérité ! Le simple fait de naître n’ouvre pas tous les droits ! Une naissance n’a jamais donné, comme en un conte de fées, le droit de n’importe quel « né » à n’importe quoi ! A nulle époque, dans nulle civilisation, le droit à avoir des droits n’a jamais été évident ni immédiat !
Un droit, ça se mérite ! As-tu le droit de piloter un avion ? Non ! Ce droit, tu dois le mériter ; as-tu le droit, en Europe, de rouler à gauche ? Ni même celui de conduire un véhicule : ce droit, tu dois le mériter en obtenant le permis de conduire !!! As-tu le droit d’imposer tes volontés à ton voisin, ou, moins encore, à ta voisine !!! Et surtout, tu n’as pas le droit d’imposer tes caprices sexuels, même si tu les baptise « sociétaux », aux enfants de ta concubine !... ou de ton concubin ! Les plus enragés anarchistes admettent que les droits s’arrêtent là où commencent ceux du voisin...


Car, si la folie d’une « égalité des droits » était admissible, il faudrait alors que tu comprennes et t’en souviennes, et que tu admettes, que tout enfant a le droit, lui ou elle aussi, à avoir un vrai père et une vraie mère, le droit de se développer dans une atmosphère familiale, entre la tendresse maternelle et l’autorité d’une père !

La pire dérive des mots, source de tant de maux, est l’application béate et devenue universelle de l’idée d’égalité. Car ce terme ne signifie absolument rien, mais rien du tout ; ce n’est que dans un cauchemardesque salmigondis d’incompréhensions mêlées à des slogans mal exprimés et encore plus mal digérés, qu’une telle « vérité » a pu se propager, comme une contagion épidémique devenue endémique, et pervertir toutes les relations sociales. Il suffit de se poser la moindre question, pour trouver immédiatement les limites de ce rêve fou : si je ne suis pas doué pour les mathématiques, aurai-je « le droit » de vouloir être ingénieur ? si je suis doué pour le chant, aurai-je le droit de vouloir être alpiniste ? Et si je ne suis pas souple, aurai-je le droit de vouloir être acrobate ?

Et comment ose-t-on prétendre que le « droit » (en fait une simple tolérance dans certaines civilisations laxistes, dénié dans d’autres qui condamnent toute déviation sexuelle  à la peine de mort), implique le droit de dénaturer l’idée de famille, serait le « droit » de prétendre qu’une minorité psychotique devrait sortir de la sphère restreinte de la vie privée pour devenir une loi imposée aux générations futures ???

Citer Nietzsche est devenu follement incorrect, en notre pays intoxiqué par les rêves insensés des propagandistes des fourmis « unigenristes » jaloux des succès – y compris en amour vrai – de ceux qui n’ont pas peur de l’effort, mais une question surgit des réflexions que  parlait Zarathoustra ; et moi, je n’ai pas peur  de la citer, car la vérité n’est jamais politique mais toujours valable et bonne à dire «  Mais moi je te demande : Es-tu un homme qui a le droit de souhaiter avoir un enfant ? ... Es-tu le victorieux, le dominateur de toi-même, le maître de tes sens, le seigneur de tes vertus ? » Et plus loin, il poursuit par cette magnifique formule : « Mariage : c’est ainsi que je nomme la volonté de créer à deux l’un qui est davantage que ceux qui le créèrent... »...

Oui, ainsi parlait Zarathoustra !!! Et je cite Nietzsche envers et contre les esprits superficiels qui ont pensé qu’il fut un précurseur du national-socialisme, comme Wagner l’a été ailleurs... Mais la vérité est vraie, quelle que soit la bouche qui la crie – tout comme un slogan est un mensonge, quel que soit le politicien qui l’a inventé.

Et la nécessité de crier  « Aux assassins de notre Nation », je la crie mais vous devriez la crier aussi – pour les enfants de vos enfants – et leurs enfants si ce sera encore possible... Le Crieur du Cœur.