mardi 19 février 2013

Les papas biologiques reçus par les ministres


L
es ministres de la Justice et de la Famille ont reçu les associations de défense des pères séparés (les « biologiques, ceux-là) et annoncé de nouvelles réunions afin, disent-ils, de « marquer leur volonté de renforcer la médiation ».


À la demande de Matignon, les deux ministres recevaient SOS Papa, SVP Papa et la FMCP (Fédération des mouvements pour la condition paternelle) pour évoquer la situation des pères divorcés, médiatisée par l'action de l'homme qui est descendu lundi soir de la grue sur laquelle il était juché depuis vendredi à Nantes en guise de protestation dans un différend parental.¢


« Nos lois sont plutôt satisfaisantes, les associations le disent mais elles considèrent que les jugements ne sont pas équilibrés », a déclaré C.Taubira pour qui il faut une « sensibilisation générale »à la question et accorder une « place plus importante à la médiation ».

« Il y a un travail important à faire, pas pour réconcilier mais pour que les parents puissent se mettre d'accord en se posant autour d'une table. Ce système de médiation fonctionne dans certains pays et permettrait de soulager l'institution judiciaire », a affirmé de son côté le ministre de la Famille Dominique Bertinotti.

Née aux États-Unis et apparue en France à la fin des années 1980, la médiation vise, en cas de rupture ou de séparation, à reconstruire le « lien familial » via des entretiens menés par un tiers « impartial et indépendant ». Elle est encore peu pratiquée en France.

Cependant SOS Papa s'est dit circonspect. « On aurait aimé des mesures. Tout nous laisse à penser que peu de choses vont avancer », a déclaré Fabrice Mejias, président de l'association de SOS Papa, à la sortie de la réunion.

E Il est vrai que Taubira est davantage intéressée par le mariage des gays et par leur possibilité d’adoption que par le sort des papas biologiques Pourtant, en 2010, dans 72,1% des divorces, la résidence des enfants est établie chez la mère, contre seulement 7-8% chez le père. 20% des enfants sont en "résidence alternée", possibilité reconnue officiellement par la loi depuis 2002.¢
Avec AFP