lundi 25 février 2013

Le Président en danger ?... Pas encore - par Le Crieur du Cœur


U
n proverbe français affirme : « Gouverner, c’est prévoir » ... Évidemment, prévoir toutes les conséquences possibles et même probables à court terme d’une action d’ampleur, c’est très difficile. Mais en prévoir les conséquences à moyen terme voire à long terme, c’est extrêmement difficile.
Cependant, lorsque de telles conséquences sont clairement prévisibles, soit par la nature même des actions entreprises, soit qu’elles soient dans la logique même du développement des actions lancées, il semble bon, voire prudent, d’en oublier l’attrait présent pour en évaluer les suites, surtout si une analyse un tant soit peu poussée permet de les prévoir. C’est, du reste, ce qu’apprennent tous les joueurs d’échecs !¢


Or, il transparaît aisément, sous les rafales de slogans, sous les «petits mots» (très petits !), derrière les rivalités politiciennes, dissimulés sous les âneries anarchiques et la volonté de détruire, et noyés sous les décisions utopiques d’actes d’apparence égalitaire, que le gouvernement actuel non seulement met en grand danger notre République et notre pays tout entier, mais se met en danger lui-même : au cœur d’une grande bataille décisive, un roi de France très clairvoyant et très sage s’est bien exclamé, un jour déjà lointain : «Occupez-vous donc de mes amis ; mes ennemis, je m’en charge ! » Intelligence royalement correcte...

C’est pourtant clair : après quelques années de lois scélérates (pardon : l’expression n’est pas de moi, mais ressort d’une autre crise bien française...), dès que ces lois auront fini de remplacer nos racines historiques et notre mentalité profonde par des débordements aussi contre-nature qu’anarchisants, une situation aura été créée, génératrice d’une question brutale voire mortelle : QUI ET PAR QUELS MOYENS voudra continuer ce grignotage désordonné ?  Car, après avoir détruit la morale, l’ordre, la sécurité, l’économie, que leur restera-t-il à démolir ? La réponse est évidente et indiscutable : les termites, après avoir rongé la structure porteuse, font tomber en ruines tout l’édifice!!! Et, après la République, ce sera le gouvernement, et ensuite ils s’attaqueront à son chef, puis aux restes de la civilisation laïque et civilisée...

 «Ni Dieu ni maître !», c’est ce mot de désordre qui inspire et conditionne tous ces gens que vous avez placés, Monsieur le Président, par des visées électorales légitimes mais imprudentes, ces gens qui n’ont qu’une conduite en tête : grignoter les vraies libertés en prétendant en instaurer d’autres, les unes plus fallacieuses et plus néfastes, plus dangereuses les unes que les autres. La liste en est longue mais très explicite : destruction des familles, laxisme de la justice, asphyxie des entreprises par un syndicalisme détourné, incitation à un débordement de nos frontières par des vagues de gens qui feraient mieux de lutter pour la liberté dans leur pays. Comment, mais comment donc, un gouvernement peut-t-il espérer pouvoir, après avoir liquéfié toutes les structures sociales, psychologiques et morales, que ces masses impopulaires aux désirs nauséabonds accepteront la moindre discipline, fût-elle « rose » ???

Si c’est le socialisme que l’on prétend ainsi imposer à la conscience, c’est une erreur voire une faute, voire même une forfaiture, car toute société socialiste doit imposer – et imposera – une discipline rigoureuse envers et contre tous les égoïsmes, contre tous les débordements; il ne faut pas oublier non plus que toute discipline devant être imposée, cette nécessité devient facilement dictatoriale, on l’a constaté de nombreuses fois, en URSS, en Corée du Nord, avec les Khmers rouges, et j’en passe... Avis aux anarchistes déguisés en laxistes...

E Eh oui ! Monsieur le Président, vos alliés ne tarderont pas à se révéler vos ennemis: toute révolution finit toujours par dévorer ses proches... Et nul être civilisé n’aimerait vivre de tels événements... Et encore moins  Le Crieur du Cœur.¢